JEAN-FRANÇOIS HARRISSONBrathwaite compte parmi mes idoles de jeunesseVanessa Guimond 04-09-2008 | 23h01
Le comédien Jean-François Harrisson incarne le personnage de Rudy, le fils de Normand Brathwaite, dans la nouvelle comédie de situation de Radio-Canada intitulée Grosse Vie. Jean-François Harrisson a profité du visionnement médiatique des premiers épisodes de la série afin de se confier sur l’admiration qu’il porte à son collègue Normand Brathwaite. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce scénario? Tout d’abord, c’est le côté un peu voyeur lié à la vie de Normand qui m’a attiré. Il faut savoir par contre que ce ne sont que certains éléments de la vie de Normand qui sont exploités. Les textes de Martin Forget m’ont aussi beaucoup séduit, même si le seul fait de jouer avec Normand Brathwaite était alléchant. J’ai adoré le texte et j’aime aussi mon personnage qui est un peu rebelle et paresseux. Ce type de personnage me parle beaucoup, car j’ai vécu un peu ça au cégep, ce genre de paresse là. Vous semblez beaucoup admirer Normand Brathwaite… Je dois avouer que Normand Brathwaite compte parmi mes idoles de jeunesse. C’est en voyant Normand dans Chez Denise que j’ai réalisé qu’il y avait des gens comme moi à la télévision. Grâce à ça, je m’identifiais plus à ce qui se passait dans les histoires que je voyais à la télé. J’ai grandi avec Normand et avec Wil Smith dans Fresh Prince of Belair. C’est grâce à eux que j’ai été attiré dans l’univers de la télévision, car je voulais jouer au basket avant. Normand Brathwaite a déjà déclaré que vous étiez un peu comme lui, quand il était plus jeune. Quel effet ça vous fait? Je suis très flatté par ce genre de compliment. Cet homme-là a une magnifique carrière. En plus, Normand est un défricheur. C’est beaucoup plus facile pour moi aujourd’hui, dans les jeux de coulisses par exemple, comparativement à Normand qui a été un des premiers Noirs à avoir fait de la télévision au Québec. Dans le temps, il y avait un phénomène d’ignorance beaucoup plus prononcé de la part du public et même des professionnels du milieu. Il a fallu qu’il conjugue avec cette réalité en plus des stress du métier. Pour cela, c’est un défricheur et une espèce de mentor, même si je ne le connais pas personnellement. Au-delà de ça, qu’il soit mon père à la télé, je trouve ça génial, parce que je n’ai jamais connu mon père qui est décédé quand j’avais six ans. Sans que ça devienne un divan psychanalytique, je trouve ça l’fun qu’il soit devenu mon père télévisuel. Dans ce sens-là, qu’il dise que je lui ressemble un peu, je trouve ça génial. Il ne me reste plus qu’à travailler maintenant (rires)! |