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© Photo d'archives Raynald Leblanc |
Chantal Lacroix |
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CHANTAL LACROIX
Paris la subjugue, Paul Arcand l'intimide
Marie-France-Lou Lemay
Le Journal de Montréal
10-08-2008 | 10h36
L'animatrice et productrice, Chantal Lacroix, qui aime autant Alfa Rococo que le disco, rit aux blagues de Rachid Badouri et vit une relation particulière avec la ville de Paris. La femme d'affaires confie ses goûts éclectiques au Journal.
Qui sont les artistes qui vous inspirent?
Il y en a beaucoup. Au Québec, il y a Dominique Michel et Janette Bertrand, parce que ces femmes-là ont montré la voie. Elles travaillent encore aujourd'hui et elles sont passionnées. Comme quoi, il n'y a pas d'âge pour réaliser ses rêves et la vie mérite d'être vécue jusqu'à la dernière seconde.
Que retrouve-t-on dans votre iPod?
J'aime Alfa Rococo, que j'écoute beaucoup. J'aime aussi Coldplay et je redécouvre Michel Fugain. Il y a aussi des classiques comme Tom Jones et Madonna, que j'écoute énormément (je m'entraîne dessus). Je suis très crooner aussi. Je vais me laisser influencer par la nouveauté, comme les Lost Fingers, que je découvre.
Quel est votre dernier coup de coeur culturel?
Rachid Badouri. Durant les derniers mois, je n'ai pas eu beaucoup d'activités sociales (la mère de Chantal souffre d'un cancer du colon et celle-ci en prend soin), mais Rachid a été un coup de coeur. Je le trouve bien trippant dans sa répartie et sa façon d'être.
Qu'est-ce qui vous fait danser?
Du disco! Je carbure aux années soixante-dix. Ça vieillit bien. Je trouve que ça démarre bien un party, avec du James Brown et tout ce qui touche le disco. C'est quelque chose que je mets inévitablement dans un souper. Ça fait immédiatement danser.
Quelle est la rencontre la plus intimidante de votre vie?
Paul Arcand. Je le trouve intimidant comme individu. Il m'intimide parce que je l'admire comme interviewer. Il a un background que je n'ai pas.
Pour vous, le luxe, c'est...
Le luxe c'est d'avoir la possibilité de faire ce que je veux, quand je le veux.
Que faites-vous normalement le dimanche?
Je travaille parfois, mais en règle générale, c'est un moment où j'essaie d'aller bruncher. Si ce n'est pas au resto avec des amis, c'est à la maison et on se fait un gros déjeuner. J'associe beaucoup les dimanches aux émissions de télé que j'aime. C'est un moment consacré aux amis, à la famille et on fait du cocooning.
Quelle est votre ville préférée dans le monde?
Paris. J'ai le sentiment d'avoir vécu là-bas, j'ai le sentiment que dans ma vie, il faut que je règle quelque chose avec Paris, mais je ne sais pas quoi! J'ai un sentiment de bien-être, pourtant tout va vite. Ce n'est pas agréable Paris! Tout le monde a toujours l'air sur le rush, mais j'arrive là et j'ai un sentiment de déjà-vu.
Pouvez-vous nous raconter votre première expérience en montgolfière?
La première fois, c'était au Maroc, ça fait 14 ans. C'était tellement drôle parce qu'on a atterri au milieu de nulle part. Quand on a atterri, on était entouré d'Arabes et c'était la première fois qu'ils voyaient une montgolfière. Ils se sont mis à genoux et se sont mis à prier Allah. Un Français, qui était avec nous, leur a dit que ce n'était pas une apparition des dieux. Ils nous ont ensuite invités chez eux et nous ont servi le thé à la menthe. C'était tellement particulier et convivial. La deuxième fois que je suis allée en montgolfière, j'ai sauté en parachute. C'était assez apeurant. Ce n'est pas le même trip qu'à partir d'un avion.
Pourquoi aimez-vous monter à bord d'une montgolfière?
C'est un beau sentiment de liberté, entre le ciel et la terre. On dirait que c'est un moment pour me grounder. C'est drôle parce que je ne suis pas au sol! Il y a beaucoup de respect, nous sommes dans un panier, c'est très petit. C'est convivial.
Si vous n'aviez pas été animatrice et productrice, qu'auriez-vous fait?
J'aurais aimé être chanteuse, mais je chante terriblement mal! Je me serais lancée en affaires, dans le domaine de la santé et dans celui de la mode. J'aurais eu une ligne de robes de soirée. J'aurais été dans le domaine de la santé, c'est mon prochain projet. Je veux me lancer en affaires avec un institut de beauté où je vais allier SOS Beauté à SOS Santé. Je vais prendre les gens, les mettre en forme, et leur donner des atouts, mais je souhaite parallèlement à ça, faire un bilan de santé pour ceux qui le désirent.
-Porte-parole du Festival des montgolfières de Gatineau, Chantal Lacroix sera dans la région de l'Outaouais du 29 août au 1er septembre.