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Entrevue avec Guy Jodoin - «Mon parti se situe au centre des préoccupations des jeunes»
© Photo Hugo-Sébastien Aubert - Le Journal de Montréal
Guy Jodoin

ENTREVUE AVEC GUY JODOIN

«Mon parti se situe au centre des préoccupations des jeunes»

Pascale Lévesque
Le Journal de Montréal
20-08-2007 | 09h45
Guy Jodoin premier ministre? Le jeune public de VRAK.TV semble croire que ce n'est pas un si mauvais choix. Trois fois plutôt qu'une, à l'occasion de KARV l'anti.gala dont la 4e édition avait lieu mercredi, ils lui ont confié le poste. Ce qui oblige l'animateur de Sucré-Salé à tenir sa promesse: se présenter aux prochaines élections provinciales. Entrevue premier ministre!

Q Quel genre de politicien es-tu?

R Je suis un néophyte de la politique, je n'ai absolument aucune expérience et j'ignore comment ça marche. Sur ce point, je ressemble donc aux députés de l'ADQ.

Q Où se situe ton parti, à droite, à gauche, au centre?

R En ce moment, mon parti se situe au centre des préoccupations des jeunes.

Q Santé, éducation, nids-de-poule sur la chaussée...Les priorités de ton parti?

R La première priorité serait de baisser le droit de vote à 12 ans, parce que c'est dans cette tranche que je risque de recueillir le plus de votes.

Q Vive le Québec libre ou Vive le Québec dans le Canada?

R Si je me fie au gouvernement Harper, je devrais dire vive le Québec libre en tant que nation dans un Canada uni. Mais il me semble que ça sonne moins bien que vive le Québec libre. Alors je dirais cette simple phrase qui devrait unir tous les Québécois: Go Habs Go!

Q Une promesse que tu ne feras pas?

R Je promets de ne jamais promettre de ne jamais promettre quoi que ce soit.

Q Ta première action comme premier ministre serait...?

R Ça dépend où je suis lorsque j'apprends que je suis devenu premier ministre. Si je suis assis, je risque de me lever. Par contre, si je suis déjà debout, je risque de m'asseoir. Et si je suis à mi-chemin entre être assis ou debout, je risque de figer là.

Q Que ferais-tu pour enrayer les algues bleues?

R Je déverserais dans les lacs des tonnes de colorant vert.

Q Pour ou contre l'augmentation des frais de scolarité à l'université?

R Contre. Par contre, pour financer les universités, j'augmenterais les coûts de la bière vendue dans les bars du campus. Une taxe volontaire, en quelque sorte.

Q Comptes-tu engager une styliste pour corriger et colorer le look des politiciens?

R Non, mais je compte bien engager un groupe de politiciens pour enlever un peu de look à ma styliste.

Q Une fois devenu premier ministre, accepterais-tu d'être l'invité de Sucré Salé?

R Je ne pourrais pas, parce que même en étant premier ministre, je continuerais d'animer Sucré Salé. La seule différence, c'est que ça s'appellerait désormais Sucrer, Saler et Gouverner.

Sucré Salé se poursuit à TVA tous les soirs de semaine jusqu'au 7 septembre.

Le KARV anti.gala animé par Guy Jodoin et Marilyse Bourke sera présenté le 26 août à VRAK.TV.

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