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Gala Artis - La fin d'un long marathon
© Le Journal de Montréal
François Morency

GALA ARTIS

La fin d'un long marathon

Pascale Lévesque
Journal de Montréal
29-04-2007 | 06h43
L'animateur du gala Artis est aujourd'hui en sprint final d'un marathon entamé à l'automne. À quelques heures de monter sur la scène du Monument National pour amuser la galerie et distribuer les 15 statuettes convoitées récom-pensant vos artistes préférés, il répond à 10 de nos questions.

Q Une chose que tu fais dans les jours précédant le gala?

R Là, faut que j'entre dans ma bulle tranquillement. Je fais moi-même mes cartons de texte. J'ai besoin de les découper et de mettre du scotch tape dessus: ça m'aide à voir mon show, à le visualiser segment par segment. Et le jour du show, je suis tout là. J'ai juste à être très alerte et prêt à réagir aux imprévus.

Q La première chose que tu fais le matin du gala?

R J'arrive au Monument National à 8 h 30. On fait le gala au complet, les enchaînements, pas chaque blague mais chaque début et fin de numéro. C'est une longue journée de «bureau»: j'arrive là à 8 h 30 et je repars à 2 heures du matin.

Q La pire chose qui pourrait arriver au cours de cette journée?

R La pire affaire, ça serait qu'il y ait une panne d'électricité! C'est sûr que ça, ce serait fortement contrariant. Qu'il y ait un bogue technique, mais vraiment majeur, ça peut arriver... Un des écrans géants qui tombe sur quelqu'un qui fait un remerciement! Mon esprit va trop loin... mais qu'arrive-t-il si je me casse une jambe, ou même deux, en répétition? Heureusement, je ne suis pas du type angoissé exagéré qui cauchemarde sur ce genre de chose...

Q Durant le gala, comment ça se passe?

R Y a pas une fois où je ne sors pas durant une pause pour demander à mon ami et scripteur Benoît Pelletier, avec qui je travaille depuis des années, s'il y a quelque chose qui ne va pas. Je m'informe toujours parce que lui, il regarde le show sur le moniteur. Il voit ce que le monde voit dans son salon. Alors je consulte. L'an dernier, c'est comme ça qu'on a pu voir que Richard Petit était dans la salle, et c'est ce qui a fait que j'ai pu le saluer. On se consulte beaucoup pendant le gala pour s'ajuster à ce qui se passe.

Q Es-tu superstitieux?

R Zéro! La seule affaire, c'est que je suis moins accessible. Je me plonge dans ma bulle et je me concentre. Je n'ai pas de «je mets tel vêtement ou tel morceau en premier».

Q Que feras-tu dans ta loge dans les minutes précédant ton entrée sur scène?

R Je vais sûrement demander aux gens de me laisser seul dans ma loge au moins une minute. Juste pour me mettre dans un état d'esprit disponible. J'ai besoin de savoir et de me dire à moi-même que j'ai fait tout ce que j'avais à faire. Que je ne peux pas en faire plus, que mes devoirs sont faits. Je le sais déjà... mais j'ai besoin de me le répéter au moins une fois.

Q Le lendemain, pour avoir des réactions ou des commentaires sur la soirée, à qui t'adresseras-tu en premier?

R Je n'aurai pas besoin de le faire, ils vont eux-mêmes me contacter: ma famille, mes amis, mon entourage, mes producteurs, mes relationnistes... tout le monde!

Q Qu'est-ce que tes parents t'ont dit l'an dernier après le gala?

R Mon père était impressionné que je sache danser ! «Depuis quand il danse, lui? On l'a jamais vu danser!» Y avait peut-être une raison à ça... il y a bien des choses qu'il ne m'a pas vu faire que je sais faire by the way!

Q Le referais-tu une troisième année?

R Je ne le sais pas... Parce que, un événement comme ça, c'est beaucoup, beaucoup de temps et d'énergie pour, en bout de ligne, être à la télé pendant deux heures et demie. Je pourrais presque écrire une série de 13 épisodes avec le temps que ça me prend. Tout ce que je veux dire, c'est que de dire oui à ça, ça implique de dire non à bien des affaires. Cette année, je l'ai fait et j'étais content de le faire, mais pour la suite, je ne sais pas parce que ça impliquerait des choix difficiles. On verra.

Q Écoutes-tu la télé?

R En général pas énormément, mais oui. J'ai beaucoup aimé Minuit le soir de mon ami Claude Legault. Aussi bien que Le coeur a ses raisons. Encore une fois, c'est un ami qui l'écrit, Marc Brunet. J'écoute beaucoup de documentaires, les bulletins de nouvelles...

plevesque@journalmtl.com

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