Accueil Divertissement
 
Sensass
Télévision - Isabelle Racicot: Profession, maman à temps plein

TÉLÉVISION

Isabelle Racicot: Profession, maman à temps plein

Par Valérie Guibbaud - photo: Stéfane Côté
18-06-2006 | 04h00
À compter du 16 juin prochain, elle aura tout le temps nécessaire pour vivre pleinement son rôle de maman. Elle a choisi de se libérer de ses engagements professionnels afin de se consacrer pendant un an à sa famille, qui s’agrandira à la fin de l’été. La jeune femme est enceinte de son deuxième enfant, et sa décision la comble de bonheur.

Isabelle, il te reste à peine quelques jours de travail avant le grand saut. Comment vis-tu ces derniers moments qui précèdent ton année sabbatique?
Une partie de moi a peine à y croire. Même si cette décision a été prise il y a plusieurs mois, je ne me serais jamais imaginé que ça arriverait aussi vite. Je savoure donc chaque jour, chaque reportage et chaque moment à 100 %.

C’est la fin d’une histoire, mais aussi le commencement d’une autre. Es-tu inquiète en ce qui a trait à l’avenir?
Pas du tout; je me sens bien et je n’ai pas d’angoisse par rapport à demain. Quand les gens me demandent de leur expliquer les raisons de mon départ de Flash, ma réponse est toute simple: ç’a été mon premier emploi comme reporter, et j’ai fait partie de cette émission pendant plus de sept ans. J’ai l’impression de laisser un chum que j’aime encore tout en ayant le besoin d’aller voir ailleurs. J’ai un pincement au cœur et, à la fois, je ressens une immense excitation.

Dans une société où la performance est de mise, tu as choisi ta famille au détriment du travail. J’imagine que c’est une décision qui a été longuement mûrie...
Je ne peux pas dire que ma démarche a toujours été aussi claire et assumée. Mon mari et moi en avons beaucoup parlé et, rapidement, ce temps d’arrêt s’est imposé par lui-même. Je suis retournée travailler seulement deux mois et demi après la naissance de mon premier enfant mais, comme la famille est très importante pour moi, j’ai besoin de prendre plus de temps cette fois-ci. Je ne crois pas qu’il y ait une situation meilleure que l’autre; j’ai tout simplement décidé de vivre la naissance de mon deuxième fils autrement. C’est un choix très égoïste de ma part.

Aujourd’hui, c’est quasiment un luxe de pouvoir se retirer du marché du travail pour élever ses enfants...
C’est un peu comme ça que je vois les choses. J’ai travaillé très fort ces dernières années pour pouvoir me payer ce luxe, même s’il n’y a rien de «calculé» dans cette décision. Comme j’ai une confiance aveugle en la vie, je me dis qu’il n’y a rien qui arrive pour rien; tout finit par se placer malgré nous.

Ton fils aura bientôt trois ans. As-tu des regrets par rapport aux choix professionnels que tu as faits dans le passé?
Je réalise que tout est allé très vite. Par contre, je ne peux pas dire que j’ai des regrets, car j’ai souvent emmené mon enfant en voyage avec moi. J’aurai tout simplement vécu autre chose avec lui. Comme je sais que c’est ma dernière grossesse, je veux tout faire pour la vivre pleinement; je ne veux rien manquer.

Je sais que ton amoureux a donné beaucoup de son temps à votre famille durant ta première grossesse. En fait, il est resté à la maison pendant près d’un an. Qu’est-ce que ça a changé entre vous?
Deux choses: je suis amoureuse de lui encore plus qu’au premier jour et je sais qu’il a eu une grande influence sur l’évolution de notre fils. Il existe une symbiose fabuleuse entre eux. Mon chum espère que ça sera pareil avec le deuxième. Je lui serai toujours reconnaissante de ce qu’il a fait.

Un an, c’est vite passé. As-tu déjà commencé à penser à ton retour?
J’ai évidemment plein d’idées et j’espère les voir se concrétiser. Je voudrais revenir à la télévision, mais pour animer mon propre show. Je reviendrai aussi à la radio, un médium pour lequel j’ai vraiment eu la piqûre. Je verrai ce que la vie me réserve; pour l’instant, j’ai d’autres choses beaucoup plus importantes à planifier.

haut