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Rock et Belles Oreilles - 2007 ne s'en remettra pas...
© Le Journal de Montréal

ROCK ET BELLES OREILLES

2007 ne s'en remettra pas...

Marie-Joëlle Parent
29-12-2007 | 04h00
Ils sont de retour. Pour la deuxième année, les gars de Rock et Belles Oreilles ont accepté de décaper l’actualité de 2007, une année marquée par les accommodements raisonnables. La barre est haute, leur Bye Bye de l’an dernier ayant attiré plus de trois millions de spectateurs. Un record. Rien pour les empêcher de dormir, même s’ils manquent cruellement de sommeil ces temps-ci.

The Police, Genesis, Les Rolling Stones, Led Zeppelin, Van Halen… 2007 a été marquée par le retour sur scène des papis du rock. Ils ne sont pas aussi vieux, mais Guy A. Lepage, Bruno Landry, Yves Pelletier et André Ducharme, les stars rock de l’humour au Québec, s’inscrivent aussi dans la tendance des grands retours.

On les rencontre à quelques jours du Bye Bye, au troisième sous-sol de Radio-Canada, leur 2e maison. Dans leur bunker de création, ils sont coupés du monde. Coupés de la tempête qui souffle sur Montréal.

Ils viennent tout juste de terminer une autre journée de tournage, leur 11e. Il en reste quatre. Ils sont calmes et sereins, mais épuisés. Lessivés par un marathon quotidien de maquillage-démaquillage qui s’étire du petit matin jusqu’au soir. Ils ont les yeux barbouillés et les cheveux collés sur la tête, Guy A. Lepage a l’air d’un mafioso.

Ils dévorent le contenu de leur petite boîte à lunch orange comme des petits garçons à la table d’une cafétéria d’école. Comment tiennent-ils le coup? «Éric Gagné nous a envoyé des suppléments, il nous a dit qu’il ne s’en servait plus…» lance Guy A.

«L’année passée, ça nous a pris l’hiver à nous en remettre», se souvient André Ducharme.

«Moi, je suis parti dans le Sud après et j’ai été malade en sortant de l’avion», confie Guy A.

Faire un Bye Bye de 40 sketches en 15 jours, c’est titanesque. Les studios de Radio-Canada se transforment en une vraie usine à gags où 80 maquilleurs, techniciens et réalisateurs travaillent dix heures par jour.

L’an dernier, la cassette a été livrée à 17 heures le 31 décembre. Le gag du bulletin de nouvelles pour sourds et muets, où il était question de Myriam Bédard, a été fait à la dernière minute.

Pour son 2e Bye Bye, Rock et Belles Oreilles conserve la même formule de sketches préenregistrés, même pour le décompte de minuit.

PRESSION
Pour ce qui est de la pression d’être à la hauteur, les gars semblent avoir revêtu leur carapace Téflon.

«On était assez relax comme l’année dernière», dit Guy A. pendant qu’Yves Pelletier fait mine de trembler de tout son corps, terrorisé. «Ils sont extrêment solides. Ils se concentrent sur ce qu’ils ont à faire», nous dira plus tard Jacques K. Primeau, leur ami et gérant depuis 1981.

«Je pense que si tu passais 60 jours dans le troisième sous-sol de Radio-Canada, tu ne saurais même pas qu’il y a une pression qui existe. Pour moi, la seule pression présentement, c’est de pelleter!» dit Guy A. pendant que sa bande se bidonne.

Vous n’avez pas d’abri Tempo?! Tous se tournent vers André, le seul banlieusard. «Yé double!» avoue-t-il sans gêne.

«Pour moi, la pression, ça va être le 31, au moment d’entrer en ondes. Je vais me dire: Ah! oui, c’est vrai ça va passer à tilivision!» ajoute Yves.

C’est en famille qu’ils vont regarder ensemble lundi soir le fruit de leur labeur.

«C’est quand même une tradition qui date… d’un an!» conclut Guy A.

Le Bye Bye 2007 de RBO, lundi soir à 23 heures à la SRC, et en direct sur le web à www.radiocanada.ca/television/le_bye_bye_de_rbo.

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