Il ne manque plus que le public

 Annie - Il ne manque plus que le public

Marc-André Boivin

Dernière mise à jour: 02-12-2008 | 17h08

À quelques jours de la grande première prévue le jeudi 4 décembre, la fébrilité est de mise à la Salle Dina-Bélanger où tout est fin prêt pour le coup d’envoi d’Annie, un classique de la comédie musicale qu’on a pu voir sur scène et au grand écran. Il ne manque plus que le public, mais au rythme où se vendent les billets, il se pourrait bien que l’on dépasse les 28 représentations prévues jusqu’au 4 janvier.

Bertrand Alain, le metteur en scène d’Annie, ne cachait d’ailleurs pas, mardi matin, que les heures de sommeil n’étaient pas aussi réparatrices qu’à l’habitude par les temps qui courent. Mais au moins, la générale qui se tenait dimanche dernier s’est bien déroulée et a permis d’apporter les derniers correctifs du côté de la technique.

«Le trac de metteur en scène est pire que celui d’un comédien, car c’est un trac d’impuissance. Je suis acteur de métier, alors quand je joue, je peux me défouler sur scène, mais ce n’est pas le cas ici. Nous pouvons corriger de petites choses après, mais pendant, c’est un peu plus difficile», souligne M. Alain.

Vétérans et recrues

Bertrand Alain confie que la présence de comédiens d’expérience, comme un Jean-Jacqui Boutet par exemple, est très rassurante pour les jeunes comédiennes qui jouent dans la pièce.

«C’est un artiste chevronné, il n’y a aucun doute là-dessus. La première fois qu’il a ouvert la machine pour vrai, tous les comédiens ont constaté jusqu’où ils pouvaient aller. Lui, il joue. C’est un peu la même chose pour notre directrice vocale, Lyse Guérin, qui tient le rôle de Grace dans la pièce. Quand ces gens-là s’impliquent autant, ils entraînent tout le monde avec eux», ajoute M. Alain.

Le metteur en scène admet tout de même avoir atteint les objectifs qu’il s’était fixés au départ. «J’avoue y être arrivé, mais c’est devant le monde que ça se joue. Tant que les gens ne sont pas dans la salle, nous ne savons pas vraiment l’effet que l’histoire va avoir sur le public», confie-t-il en soulignant que le plus grand défi de son équipe durant les trois mois de répétition était la contrainte du temps.

«Nous l’avons quand même bien relevé en nous assurant que tous les arts observés dans cette œuvre, autant la danse, le théâtre, le chant ou la musique, soient mis au même niveau», poursuit M. Alain.

Le décor était aussi un défi de taille, mais encore là, le metteur en scène affirme que tout a été fait pour que le spectateur se sente dans l’ambiance de la pièce tout en passant d’un lieu à l’autre. Le travail de la scénographe Monique Dion a, selon lui, permis de recréer un univers réaliste, mais avec une belle part de fantaisie.


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