Une virée tardive mais énergique

Kaiser chiefs en spectacle - Une virée tardive mais énergique

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 19-04-2007 | 10h34

Spectrum de Montréal, 23 heures: fichue d'heure tardive pour amorcer un spectacle comme tête d'affiche. Mais mardi soir, ce sont les Kaiser Chiefs qui en décidaient ainsi, envers et contre tous.

Sortant de l'univers de Loreena McKennitt à la PdA, nous avons raté The Annuals et The Walkmen en première partie. Pas grave si les Chiefs, qui figurent parmi les buzz britanniques, sont à la hauteur. Les spots qui reproduisaient le logo du magazine anglais New Musical Express au plafond et les lettres géantes «KAISER CHIEFS» en fond de la scène semblaient un bon présage.

Les Brits ont dynamité la place avec une demi-douzaine de brûlots durant la première demi-heure, et là, on a eu un doute. Pas sur le groupe, qui était d'une efficacité redoutable, allumé au possible et ravageur à souhait.

On trouvait plutôt que des chansons aux refrains fédérateurs comme Na Na Na Na Naa et les nouvelles Heat Dies Down, Ruby et Thank You Very Much méritaient plus de réaction. Surtout quand le chanteur Ricky Wilson se hisse sur les boîtes de son afin de sauter sur scène. Un peu dingue, ce type. Les fans étaient-ils, comme le scribe, un peu fatigués ou Wilson a-t-il faussement présumé que le public allait connaître par coeur les refrains des chansons du disque Yours Truly, Angry Mob, paru il y a à peine un mois?

Frénésie totale

I Predict a Riot a mis tout le monde d'accord, provoquant le délire escompté. Wilson est alors parti faire une promenade sur l'accoudoir du Spectrum qui sépare le parterre des sièges de droite afin de présenter ses collègues dans cette position précaire.

The Angry Mob et sa rythmique plombée ont ensuite fait trembler les murs, créant la frénésie dans l'enceinte. Comme pour remercier les Kaiser Chiefs, une jolie blonde juchée sur des épaules au-devant de la scène a profité du délire ambiant provoqué par Oh My God pour enlever tous les vêtements qu'elle portait au-dessus du nombril et exhiber sa poitrine sous le nez de Wilson, qui ne la quittait pas des yeux.

Fatigant, un show à 23 heures? N'importe quand, mon vieux. N'importe quand.


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