Deuxième service

David Usher - Deuxième service

Philippe Renault
Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 14-04-2007 | 14h34

Après avoir fait salle comble il y a moins d’un mois lors de son passage au Cabaret du Musée Juste pour rire, David Usher est de retour dans la métropole ce mardi, question de ne pas laisser sur leur appétit ses nombreux fans qui ont raté le dernier rendez-vous.

Le chanteur canadien affirme qu’il était primordial pour lui de revenir à Montréal immédiatement vu la forte demande pour sa première représentation.

«Ce spectacle-là, il s’est réglé très rapidement. J’ai reçu beaucoup de courriels de personnes qui n’ont pas eu la chance de venir me voir le 20 mars. Je tenais donc à revenir», indique-t-il.

Plusieurs admirateurs qui ont eu la chance de mettre la main sur des billets pour la représentation du mois dernier voudront certainement être de nouveau de la partie.

Ces derniers risquent une fois de plus d’être comblés parce qu’Usher affirme que son spectacle a grandement évolué au cours des dernières semaines.

«Tranquillement, nous intégrons des nouvelles chansons, tandis que nous en laissons tomber d’autres. C’est sûr que c’est important pour moi de faire évoluer et de développer ce spectacle», indique-t-il.

Nouvel album

Ces représentations font suite à la parution du tout nouvel albumde l’ancien leader de Moist, Strange Birds, qui était lancé le 20 mars.

Il s’agit du cinquième disque solo de sa carrière, mais, cette fois, il a opté pour une toute nouvelle approche axée sur la constante remise en question de ses compositions.

«Chaque mois, nous jouions dans les bars de New York pour essayer nos chansons et les développer. Au départ, on pensait de façon plus acoustique, mais finalement, nous avons intégré beaucoup de guitare électrique. C’était la première fois que je travaillais de cette façon», confie-t-il.

Constante écriture

En plus d’avoir opté pour la stratégie peu commune d’exposer ses chansons au public avant même de les avoir peaufinées, David Usher a démontré une certaine audace en poursuivant son processus créatif jusqu’au tout dernier moment.

«J’ai continué d’écrire jusqu’aux derniers jours de l’enregistrement. Chaque fois que nous étions censés avoir terminé, j’arrivais en disant que pensez-vous de ça? Si ce n’était pas suffisamment bon, on laissait tomber, sinon on l’ajoutait», relate-t-il en faisant allusion aux extraits White Flag, So Far Down et Some People Say, qui ont été ajoutés en cours de route.

Fidèle au poste

S’il démontre une grande ardeur au travail, Usher ne se fait également pas prier pour donner de son temps à diverses causes humanitaires.

Il s’est rendu en Birmanie afin de tourner un documentaire sur les enfants touchés par la guerre pour Warchild, il s’est produit pour venir en aide à Fashion Cares, prête en ce moment son nom à la campagne Make Poverty History et vient d’enregistrer une version de Watching the Wheels, de John Lennon, pour Amnistie Internationale.

«C’est important de donner tout ce que tu peux. C’est simple pour moi. On me demande si je veux le faire et si les possibilités sont là, je dis oui sans me poser de question. Mais ça, je le fais en tant que personne et non en tant qu’artiste», spécifie-t-il.


Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos