Retour aux sources

GrimSkunk - Retour aux sources

Philippe Renault

Dernière mise à jour: 26-11-2006 | 21h12

Avec la sortie de Fires Under the Road, il y a quelques semaines, GrimSkunk renoue avec ses fans de la première heure. Les attentes sont donc grandes en vue de la rentrée montréalaise du groupe punk-métal, la fin de semaine prochaine. Franz, leader de la formation, est le premier conscient que les deux concerts au Spectrum sont attendus avec impatience.

Ça fait 15 ans qu’on existe et je pense que c’est la première fois que ça fait aussi longtemps que nous n’avons pas joué à Montréal, en dehors d’un évènement spécial. «Disons que nous sommes plutôt enthousiastes et avons hâte de vivre ça. Nous avons toujours été un groupe de scène», indique Franz.

Les réactions
Ce dernier se dit surtout fébrile à l’idée de constater les réactions des spectateurs vis-à-vis les nouvelles compositions du groupe. «C’est le fun pour nous car nous allons jouer nos nouvelles chansons. Ça fait quatre ans que nous ne sommes pas montés sur une scène pour présenter plusieurs nouvelles pièces. C’est une situation plaisante pour n’importe quel artiste.

«Nous avons hâte de voir quelles chansons vont allumer les gens et quelles partitions vont soulever la foule. Ce sera un beau moment de partage», poursuit-il.

L’apport Vincent Peake
Pour son dernier opus, GrimSkunk a intégré dans ses rangs l’ancien bassiste et chanteur de Groovy Aardvark, Vincent Peake. Franz est le premier à saluer l’apport de son ami de longue date. «Les gens me disent souvent avoir immédiatement remarqué la contribution de Vincent Peake. C’est vrai qu’il a contribué énormément par son jeu de basse et son esprit,mais c’est surtout sa voix qui se fait sentir. Quand GrimSkunk a commencé, Groovy Aardvark débutait aussi. Nous étions dans la même gang et quand on faisait le party et qu’on était saoul à 4h, on sortait les guitares et on chantait du Beatles. Ça fait longtemps qu’on gueule des harmonies vocales ensemble.

«Je dirais donc que le truc le plus marquant sur l’album est qu’on s’est laissé aller du côté mélodique avec beaucoup d’harmonies vocales. Je suis content qu’on se retrouve avec un nouveau partenaire encore plus malade mental que moi de ce côté!» lance-t-il.

Album «coup de poing»
Les mélodies occupent ainsi une place de premier choix sur ce premier disque en quatre ans de GrimSkunk, mais on retrouve en même temps un son très dynamique, une recette qui a tout pour plaire aux fans. Mais Franz assure qu’il n’y avait aucune ligne directrice établie lorsqu’est venu le temps de travailler sur Fires Under the Road.

«On ne s’est donné aucun objectif. Nous sommes entrés dans le processus à la l’aveuglette. La seule décision que nous avons prise était d’éviter les tounes reggae et ska. Nous avons écrit beaucoup à la dernière minute. On se présentait au studio en disant voici ce qu’on a fait dans les six dernières heures », relate-t-il. Ce dernier est surtout heureux de l’homogénéité de l’album, qui comprend malgré tout de nombreuses inspirations et directions musicales.

«Nous avions peut-être 30 directions en même temps, que ce soit du heavy ou encore du funk. Ça montre que nous avons écrit pour le plaisir et que le réalisateur, Gggarth Richardson (Rage Against the Machine, Red Hot Chili Peppers) nous a bien dirigés dans notre psychédélisme tout en gardant une production coup de poing. Je dirais même que la chose la plus évidente de l’album est le ton, l’ambiance de la production, grâce au réalisateur, qui a bien compris le band», soutient-il.


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