En studio avec Stefie Shock

 Les vendredis - En studio avec Stefie Shock

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 20-11-2006 | 14h57

La musique se fait entendre dans le studio plongé dans la pénombre depuis tout juste une dizaine de secondes quand l'éclat de rire sonore se fait entendre.

Surpris d'une telle réaction, Stefie Shock jette un regard vaguement interloqué vers celui qui vient de s'esclaffer ainsi.

«Qu'est qu'il y a? Ça ne va pas?»

Tout va très bien, en fait. Pour n'importe quel journaliste qui a le privilège de se rendre en studio pour entendre à chaud les toutes nouvelles compositions d'un artiste, il n'y a rien de plus gratifiant de réaliser que l'artiste en question n'a rien perdu de sa superbe.

La chanson qui vient de déclencher une telle réaction chez le scribe a pour nom Pixels flous. Ce titre compte parmi les dix nouvelles compositions de Stefie Shock qui se retrouvent sur le compact Les Vendredis, qui sera en magasin mardi prochain.

Pimpante, rythmée et irrésistible dès la première écoute, Pixels flous démontre que Stefie Shock a l'intention - encore une fois - de mettre le feu aux planchers de danse, ce qu'il n'a cessé de faire depuis la parution de Presque rien et du Décor.

Monsieur Cool

Ce qui a changé toutefois, c'est l'attitude de Shock en studio. En 2003, nous avions également eu l'occasion de le rencontrer lorsqu'il en était à mettre les dernières touches à l'album Le Décor.

On peut vous assurer que le Stefie d'y il y a trois ans était une boule de nerfs explosive. Rien à voir avec le compositeur calme et posé que nous avons rencontré ces derniers jours au Studio Mixart.

«Je suis généralement assez calme, mais peut-être moins en studio, admet-il en souriant. Vas donc savoir pourquoi je suis dans un état proche du calme... Pour ce disque, on a pris notre temps, mais on s'est aussi permis de changer plein d'affaires en cours de route.»

Cette relative maîtrise des émotions est peut-être bien due au fait que Shock avait amorcé la production chez lui avant de se retrouver en studio.

Home made

«Depuis Le Décor, j'ai une sorte de gros studio maison chez moi, dit-il. Ça me permet d'essayer toutes sortes de choses et d'expérimenter à souhait. Le problème, c'est que j'ai la fâcheuse habitude de m'attacher à ce que je fais. Je crois bien que j'ai apporté en studio les deux tiers de ce que j'avais réalisé à la maison et on en a gardé pas mal.»

Si Shock a également gardé quelques-uns de ses traits de composition habituels, il nous emmène à l'occasion sur de nouveaux terrains de jeux.

Dans l'ambiance intimiste du studio, une composition comme En chute libre a une résonance similaire à son titre: un peu diffuse et planante à souhait; bref, à des lieues de ce à quoi le monsieur nous a habitués, lui qui privilégie les rythmes.

«Je ne voulais pas aller ailleurs pour le plaisir d'aller ailleurs, mais je ne voulais pas non plus m'empêcher d'oser et de tenter quelque chose qui pourrait être différent. Une chose est sûre, tout le temps, ce disque reste moi. C'est ma nature.»


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