Corneille a hâte de tourner la page

Level Music - Corneille a hâte de tourner la page

Maxime Demers
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 14-11-2006 | 09h07

L'ex-agent de Corneille, René-Frantz Durosel, réplique à la poursuite de 280 000$ déposée la semaine dernière contre le chanteur. «Ce document est rempli de mensonges et de distorsions de la réalité», fustige-t-il.

Dans la poursuite en question, Steven Tracey, propriétaire de Level Music, accuse le chanteur québécois d'origine rwandaise d'avoir brisé un contrat de coproduction signé en 2002.

À l'époque, Corneille et son ancien agent et complice, René-Frantz Durosel, tentaient de trouver une compagnie de disques qui accepterait de coproduire le premier album du chanteur (Parce qu'on vient de loin, paru en septembre 2002). Un ami leur a alors suggéré de rencontrer Steven Tracey. Ce dernier a accepté de coproduire le disque avec Angel Dust Music, étiquette créée par Corneille et son agent.

Dans sa poursuite, le propriétaire de Level Music prétend avoir dépensé à l'époque 150 000$ pour payer les musiciens de Corneille, ses dépenses quotidiennes, les frais de studio et de promotion. Durosel rétorque que la somme dépensée par Tracey est beaucoup plus petite.

«En gros, il dit qu'il est venu nous chercher lorsqu'on était pauvres et qu'on mangeait des cannes de thon et qu'il nous a amenés là où on est aujourd'hui, lance Durosel. C'est faux! Oui, il a investi un peu d'argent, mais il n'a rien fait par la suite. Tout ce qu'on a construit, on l'a construit nous-mêmes.»

Après quelques mois à travailler ensemble, la relation est devenue tendue. Corneille a perdu confiance en lui et il est vite devenu clair que les deux partis ne s'entendaient pas assez pour travailler ensemble.

Or, le problème, c'est que le contrat signé à l'époque comportait une clause voulant que Level Music ait une option pour la production de l'album suivant (Les Marchands de rêves, paru il y a un an). Tracey affirme avoir manifesté son désir de prévaloir cette option dans les 18 mois réglementaires. Ce que nient Durosel et Corneille.

«Le contrat stipulait qu'on devait s'asseoir ensemble au moment de préparer le deuxième album, explique Durosel. Mais on ne s'est pas assis parce que ça faisait longtemps qu'on ne travaillait plus ensemble. C'était clair qu'on ne voulait plus travailler ensemble. Corneille le lui a fait savoir assez clairement.»

Ce n'est pas la première poursuite intentée par Level Music à l'endroit de Corneille. La première injonction avait été déposée en septembre 2005, mais elle a finalement été rejetée. Level Music est ensuite allé en appel, mais sans succès.

Corneille et René-Frantz Durosel ont mis fin récemment leur association.

mdemers@journalmtl.com


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