Visite du bunker, de l'entrée au Penthouse

L'album Love - Visite du bunker, de l'entrée au Penthouse

Dany Bouchard
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 08-11-2006 | 09h52

Le Penthouse. C'est le nom donné à la salle de mixage devenue le seul endroit du monde où le dernier album des Beatles peut être entendu avant sa sortie officielle en magasin, dans deux semaines.

Les Beatles surprotègent leurs oeuvrent et ne s'en cachent pas.

À deux semaines du lancement de Love, l'album ne circule dans aucune salle de presse, dans aucun site Internet et encore moins dans les stations de radio.

Quelques journalistes ont eu le privilège de l'entendre par Internet, dans une version fournie par la maison de disques, mais là encore, les pistes ont été volontairement interrompues en cours de lecture pour décourager les possibles pirates à l'écoute.

Le seul endroit où Love peut être entendu, c'est à l'endroit même où il a été créé: dans les studios Abbey Road, nichés au milieu de la rue du même nom, dans le dédale des rues de Londres, un peu en retrait des grandes artères.

Pèlerinage

Le vieux bâtiment, construit au début des années 1800, est un endroit de pèlerinage pour les amoureux des Beatles. Chaque jour, des fans s'agrippent aux grillages, photographient les portes ou ajoutent un message au muret de béton blanc sans cesse repeint.

À deux pas de là, la célèbre intersection piétonnière immortalisée sur la pochette de l'album Abbey Road goûte à la même médecine: les poteaux lumineux sont couverts de gribouillages et les boules de verre jaunes qui les chapeautent disparaissent sans cesse, dérobées par des fans en quête d'un souvenir unique.

Studios occupés, couloirs encombrés

Depuis le début du mois d'octobre, donc, des dizaines de journalistes du monde entier affluent vers le célèbre studio pour entendre le dernier-né des Fab Four et jeter un oeil curieux à l'intérieur de la Mecque des Beatles, rarement visitée par les médias.

Derrière les murs blancs du vieux bâtiment de deux étages se cache un dédale de couloirs étonnamment encombrés par des piles de disques, de livres ou de matériel d'enregistrement désuet.

En gravissant les escaliers, les visiteurs peuvent observer des dizaines de photos, toutes en noir et blanc, retraçant l'histoire du célèbre studio et montrant les visages de tous ceux qui y sont passés un jour, à commencer par les Beatles.

Le numéro de chacun des quatre studios est clairement indiqué sur les différentes portes croisées en chemin, mais comme ils sont tous occupés, la direction refuse à quiconque d'y jeter un oeil, pas même - et surtout pas - à l'intérieur du célèbre studio 2, où les Beatles ont enregistré la plupart de leurs chansons.

Au deuxième étage, tout au fond: Le Penthouse.

Les murs gris et le plafond rouge longent la pièce dans une semi-obscurité, faiblement éclairée par les timides rayons du soleil qui entrent par deux grandes fenêtres donnant sur la cour arrière.

Au centre, une méga-table de mixage dernier cri avec ses centaines de boutons de toutes les couleurs, surmontée de sept écrans au plasma.

Un à un, ou par groupes très restreints, les journalistes s'y installent pour écouter d'un bout à l'autre, sans interruption, les 81 minutes du DVD audio en qualité surround 5.1.

À la dernière note de l'album, un technicien - le seul autorisé à rester dans le studio - loge un coup de fil à la réception pour qu'un représentant vienne raccompagner les journalistes jusqu'à la sortie.

Pour Le Journal de Montréal - le seul média québécois sur place -, l'écoute exclusive de Love a eu lieu à 10 h hier matin, heure de Londres (voir autre texte).

Love sera disponible en Grande- Bretagne à compter du 20 novembre et au Canada le 21 novembre.

dbouchard@journalmtl.com


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