Les Productions Carmen Campagne déclarent faillite

Les Productions Carmen Campagne déclarent faillite

Sylvain Prevate - Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 21-10-2006 | 11h07

Endettée de presque 300 000 $, Carmen Campagne (inc.) se voit forcée de déclarer faillite.

Incapable de faire face à ses obligations financières, la diva des garderies vient de déposer les livres le 7 octobre dernier.

Les Productions Carmen Campagne inc. ferment boutique avec des dettes de l’ordre de 278 771,08$.

Selon le Syndic Daniel Girouard et Associés, qui est chargé du dossier, les créanciers de la chanteuse doivent faire leur deuil des sommes dues. « Le syndic n’anticipe aucun dividende pour les créanciers, a-t-on pu lire dans les documents légaux déposés au Palais de justice de Longueuil.

Mauvaise gestion

Dans ces mêmes documents, on mentionne que « la mauvaise gestion des affaires effectuée par l’ex-conjoint de madame Campagne, impliqué dans la compagnie, avait grandement contribué à la présente situation financière. La faillite est également attribuable à la baisse des ventes et au fait que certains produits n’ont pas fonctionné comme prévu. » Des affirmations que corrobore Myriam Létourneau, qui gère désormais la carrière de la chanteuse.

« Carmen Campagne n’est pas responsable de cette faillite. Elle n’est pas gestionnaire. Elle subit aujourd’hui les conséquences d’une très mauvaise gestion. »

On montre donc du doigt l’ex-mari et gérant de la chanteuse, Daniel Fortier, qui a investi des sommes astronomiques dans la vidéocassette Le Téléfon. Il aurait par la suite été frappé d’une maladie qui a eu pour effet de retarder considérablement le développement du projet.

Rien, niet

Parmi les créanciers qui se verront lésés dans cette affaire, notons la maison Universal, qui perd 76 072 $, la Guilde des musiciens, qui enregistre une perte de 16 172 $, et la Sodrac, la Société qui voit à la gestion des droits d’auteur, qui renonce à 21 482$.

En faisait un retour rapide sur la carrière fulgurante de la chanteuse, on comprend mal comment une carrière si solidement enracinée peut piquer du nez de la sorte. Sur son site Internet, on signale qu’au dernier décompte, en 2002, l’artiste avait vendu pas moins de 600 000 vidéocassettes au Québec seulement. Des résultats exceptionnels qui ont engrangé des recettes qui l’étaient tout autant.

Sa carrière en progression en France avait aussi permis de vendre 100 000 albums. Les disques ? Impossible d’avoir les données finales. Le comptable en est présentement à la révision complète du dossier.


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