Une membre des Pussy Riot se bat pour ses consoeurs

Libération - Une membre des Pussy Riot se bat pour ses consoeurs

 

Dernière mise à jour: 27-12-2012 | 14h15

Samutsevich n’a pas dit son dernier mot. Elle compte bien sortir Nadezhda Tolokonnikova et Maria Alyokhina qui sont toujours derrière les barreaux.

«C’est loin d’être fini», a déclaré Yekaterina Samutsevich lors d’une récente entrevue publiée par le Guardian. «Ce sera terminé uniquement lorsque Nadezhda et Maria seront libres.»

Celle qui a été libérée en octobre dernier refuse de laisser ses consœurs en prison pour une offense politique. Deux ans de prison pour une prière «anti-Poutine», prononcée à la cathédrale du Christ-Sauveurde Moscou en février dernier.

Samutsevich affirme sans hésiter que le procès a été «monté de toutes pièces» et qu’elles n’ont eu «aucune chance de se défendre».

Même lors de l’appel par la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, Samutsevich n’aura aucun droit de parole. On lui a refusé l’accès, et elle ne pourra pas y défendre ses consœurs.

Samutsevich est la seule membre du groupe à avoir un bagage artistique. Elle a d’ailleurs mentionné qu’elle souhaitait poursuivre une carrière tournée vers l’art, sans savoir dans quelle discipline. Cependant, elle veut continuer à militer.

En ce moment, toutes les vidéos du groupe Pussy Riot ont été bannies de la Russie, considérées comme extrémistes. «Si vous croyez que Poutine possède un pouvoir sans limites et que vous ne pouvez rien faire contre, vous déprimez», a-t-elle conclu.


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