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FrancoFolies - Julien Clerc a été chaleureusement accueilli
Photo: Joel Lemay / Agence QMI
Julien Clerc

FRANCOFOLIES

Julien Clerc a été chaleureusement accueilli

16-06-2012 | 22h39
MONTRÉAL – La foule de la salle Wilfrid-Pelletier s'est montrée impatiente de voir Julien Clerc monter sur scène samedi soir, en y allant de chaleureuses vagues d'applaudissements pour provoquer le début du concert. Il faut dire que le Français ne s'était pas produit dans le cadre des FrancoFolies de Montréal depuis 14 ans.

Chaudement acclamé lorsqu'il a enfin entrouvert les rideaux, tout sourire et vêtu d'un veston gris métallique, Julien Clerc n'a pas tardé avant d'entamer ses retrouvailles avec La belle est arrivée, accompagné d'une quarantaine de musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal. L'heureux mariage entre son légendaire vibrato et les envolées de violons a aussitôt fait frissonner la foule.

Il a poursuivi avec Balade pour un fou, une chanson bien servie par la pianiste, qui la rendait tantôt plus fragile, tantôt plus grave.

La veille de son concert, Julien Clerc avait toutefois promis d'inclure aussi des chansons plus rythmées à son concert. Une entente qu'il a respectée dès la troisième pièce, avec Je sais que c'est elle, alors qu'il arpentait la scène, le regard lumineux, avec le charisme d'un chanteur revendiquant 44 années de carrière.

Le sexagénaire s'est ensuite installé au piano à son tour pour Fou, peut-être, une chanson tirée de son plus récent album du même nom, dont les paroles ont été écrites par Maxime Le Forestier. C'est une version toute transformée par l'aventure symphonique qu'il a livrée. Ponctuée par les complaintes des violons, la pièce s'est rapidement intensifiée jusqu'à une finale tout en puissance.

L'ambiance s'est réchauffée par la suite avec « C'est une Andalouse », durant laquelle le chanteur a fait tournoyer ses mains comme un danseur de flamenco. Il a enchaîné avec Le cœur est un volcan, une œuvre qui marque le début de sa collaboration avec le Français Alex Beaupain.

Julien Clerc et son public montréalais ont pris un plaisir évident à se retrouver dans cette aventure symphonique. Convaincante Amélie Veille

C'est avec une joie palpable que l'auteure-compositrice-interprète Amélie Veille a assuré la première partie du concert. Accompagnée de ses deux musiciens (Yves Labonté à la contrebasse, Éric Roch à la guitare), la Beauceronne a offert sans complexe sa poésie folk, servie par sa voix rayonnante, amalgame de fragilité et de maturité.

Ricaneuse lors de ses interventions au micro, elle s'est dite honorée de réchauffer la scène pour Julien Clerc. « Avant même de savoir que j'allais faire la première partie, j'avais acheté mes billets pour le spectacle », a-t-elle confié.

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