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Gregory Charles - Au célèbre Carlyle dès avril
© Courtoisie Productions J
Gregory Charles devant le Carlyle.

GREGORY CHARLES

Au célèbre Carlyle dès avril

Marie-Joëlle Parent
29-02-2012 | 08h03

New York — Il en rêvait depuis des années, il s'est buté à quelques obstacles, mais c'est maintenant chose faite: Gregory Charles aura sa résidence dans une salle de spectacles new-yorkaise. Il partagera l'affiche du mythique Carlyle Café avec nul autre que Woody Allen à partir du mois d'avril.

C'est une première puisqu'aucun artiste québécois n'est arrivé à se tailler une place dans la programmation de choix de cette salle. «Mon but c'était d'avoir une présence régulière ici, mais je ne pensais jamais que ça serait là, étant donné l'historique de cette salle. Aucune "non-vedette" ne s'y est jamais produite», a expliqué Gregory.

Le Carlyle Hotel est un établissement huppé du Upper East Side. Woody Allen y joue de la clarinette chaque lundi soir depuis 13 ans. C'est une des raisons pour lesquelles il n'assiste jamais aux Oscars. C'est ici qu'Eartha Kitt a chanté jusqu'à sa mort.

La salle exiguë et sombre ne contient que 90 places. Le public est un mélange de l'intelligentsia et de la haute bourgeoisie new-yorkaise et de quelques touristes. Seulement pour s'asseoir au bar, il faut débourser 80 $.

C'est le quartier général de plusieurs vedettes telles que Paul McCartney et Mick Jagger. Jimmy Fallon est aussi un habitué de la place. «J'étais comme un enfant quand j'ai croisé McCartney l'autre soir», a dit Gregory que j'ai rencontré au Carnegie Deli, alors qu'il faisait un voyage éclair à New York avec les Académiciens Andrée-Anne L. et Jason pour voir la comédie musicale Wicked (à Montréal au mois d'août).

La première série de concerts de l'homme-orchestre sera du 3 au 7 avril prochain. Son nom apparaît déjà sur la marquise, et une publicité a été publiée dans le New York Times. Gregory se produira cinq jours par semaine, durant huit semaines. Il sera accompagné de ses trois musiciens.

«Je jouerai tout l'été jusqu'à l'automne. Le lundi, restera le "gig" de Woody Allen», a-t-il dit, le sourire aux lèvres. Aussi, le contrat de Gregory pourrait bien être prolongé.

«Il va y avoir un clin d'oeil à la tradition historique et musicale du Carlyle, et ensuite on va y aller avec les demandes spéciales du public», a dit Gregory. Il devient donc l'un des humbles successeurs de Bobby Short, une légende du Carlyle (une vidéo se trouve sur mon blogue).

«Tout ça, c'est de la magie. C'est extrêmement apeurant. J'aime faire des shows devant des milliers de personnes, devant une masse. Là, c'est très intime, et le public est un habitué du répertoire.

«Les attentes sont très élevées», dit le nouveau papa, un peu fatigué. Sa petite fille est née il y a un mois dimanche. Il ne dort pas beaucoup, et elle ne fait pas ses nuits. Tel père, telle fille.

En septembre dernier, Gregory avait mis la foule du Carlyle Café dans sa petite poche lors d'un «show case» d'un soir, défendant devant les New Yorkais son titre d'encyclopédie musicale ambulante.

Gregory habitera une chambre du Carlyle Hotel quand il y s'y produira. Certains vivent là en permanence, les appartements se vendent environ 15 millions $. C'est là que John F. Kennedy recevait Marilyn Monroe. L'une des suites porte d'ailleurs le nom du 35e président des États-Unis. «Il y a pire comme nouvelle», a conclu Gregory, qui aspire maintenant à devenir «un meuble de New York».

Sa percée new-yorkaise remonte à il y a sept ans. Il s'était produit au Beacon Theatre avec un spectacle de grande envergure, Noir et Blanc, une aventure d'un demi-million de dollars qui devait lui ouvrir les portes des États-Unis.

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