TOUJOURS PLUS HAUTUn premier album pour David GiguèreMarie-Josée Roy 26-01-2012 | 22h00
MONTRÉAL – L'auteur-compositeur-interprète David Giguère présentait au public son premier album, Hisser haut, lors d'un lancement-spectacle gratuit, jeudi soir, au National, à Montréal. Rencontré quelques minutes avant de faire son entrée en scène, le jeune homme de 23 ans ne cachait pas sa fébrilité à l'idée de livrer son matériel en grande première, devant un parterre rempli d'admirateurs déjà fidèles, prêts à applaudir les moindres prouesses de leur nouvelle idole. «Je ne sais pas exactement comment je me sens, a posément expliqué d'entrée de jeu l'étoile de la soirée. Je voulais faire quelque chose de simple et vrai, et je me sens bien. J'espère que le feu qui m'anime pourra rejoindre les gens et les toucher.» Pour la petite histoire, David Giguère est débarqué dans la métropole à l'été 2010, avec en poche un diplôme en théâtre du Collège Lionel-Groulx. L'artiste grattait la guitare, avait apprivoisé le piano pendant ses études et avait commencé à griffonner quelques refrains lorsque le réalisateur Pierre-Philippe Côté (alias Pilou) l'a remarqué lors d'une prestation au Lion d'Or. Les deux créateurs ont entamé une collaboration et, en cours de travail, David a rencontré Stéphanie Moffatt, qui est vite devenue sa gérante. C'est ainsi que la sœur de cette dernière, une certaine Ariane, a été amenée à s'impliquer dans le projet à titre de coproductrice, directrice artistique et musicienne. «Avec ses cinq albums, Ariane a toute une expérience derrière elle, a souligné David. J'ai un million de choses à apprendre d'elle, tant sur le plan personnel qu'au point de vue artistique. Et puisqu'elle a touché à la pop, ça faisait une personne de plus qui pouvait aérer notre espace de création. C'était super pertinent.» De fait, les sonorités exploitées sur Hisser haut sont multiples. Les 13 pièces de l'album se baladent entre la pop, l'électro et le folk, et sont axées autour d'un grand thème, le vertige, qu'il soit amoureux, professionnel ou personnel. Dans Carambolage, par exemple, David aborde le décès de sa mère, survenu alors qu'il n'avait que quatre ans.
En toute simplicitéPour son tour de chant de jeudi, David Giguère, dont on a pu apprécier les talents d'acteur sur scène dans Caligula (remix) et au cinéma dans Starbuck, avait fait appel au metteur en scène Claude Poissant pour, justement, évacuer toute mise en scène de sa performance. «Je voulais éliminer les tics de théâtralité que j'aurais pu avoir, a-t-il expliqué. Je voulais revenir à quelque chose de simple, que le personnage sur scène soit seulement un petit gars qui aime jouer des chansons.» Et la stratégie a fait mouche. Intime, baigné d'une atmosphère à la fois sombre et chaleureuse, le spectacle a eu l'heur de plaire aux spectateurs, qui ont particulièrement réagi au morceau L'atelier, et qui ont beaucoup apprécié le duo avec Ariane Moffat, en rappel, sur 1 – 2. Peu bavard entre les mélodies, David a néanmoins pris le temps de remercier son équipe et de souhaiter à voix haute «partager une belle année 2012» avec son public. |