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Jean-Pierre Ferland - Bientôt l'oeuvre de sa vie
Jean-Pierre Ferland lors de son spectacle Les Noces d’or en juin dernier.

JEAN-PIERRE FERLAND

Bientôt l'oeuvre de sa vie

Agnès Gaudet
29-10-2011 | 00h04
Heureux les souvenirs de Jaune, mais Jean-Pierre Ferland se tourne vers le futur et termine sa comédie musicale, Madame Simpson qu’il dit être l’oeuvre de sa vie. « Je veux terminer ça avant de crever ! », lance-t-il.

«C'est tellement long, admet l’auteur-compositeur. Ça fait cinq ans que je travaille là-dessus. J’ai terminé le premier jet, j’en suis au deuxième. Toutes les chansons sont écrites et j’en ajoute une de temps en temps, parce que je pense qu’il n’y en a pas assez. On va présenter un premier show-case après les Fêtes.

Je pense que les gens vont aimer ça, avance-t-il prudemment. J’ai trouvé de belles choses. C’est une des plus belles histoires d’amour du siècle. »

EN PERSONNE

Cette oeuvre habite Jean-Pierre Ferland depuis très longtemps. Il s’était intéressé au couple Wallis Simpson, duchesse de Windsor, épouse américaine (deux fois divorcée) et Edouard, duc de Windsor qui renonça au trône pour elle, dès les années 60. Il les avait rencontrés en personne vers 1965, à Paris, dans un chic restaurant, alors qu’il faisait visiter la ville, qu’il habitait depuis quatre ans, au célèbre Maître Alban Flamand.

« Il y avait peu de monde dans le restaurant, à peine six ou sept tables, raconte Jean-Pierre, et celle au fond était occupée par le duc et la duchesse. Le notaire Flamand était avec son p’tit gars, François (oui, le gérant de Patrick Huard). Il n’avait que 7 ou 8 ans à l’époque et il se promenait entre les tables. Il était allé les voir pour leur dire : « Lui, il s’appelle Jean-Pierre Ferland et il chante au Bobino allez-vous venir le voir ? »

Quand ils sont sortis, le duc et la duchesse sont venus nous voir à notre table. On a parlé durant près de trois quarts d’heures. C’était chouette. Après, j’avais tout lu sur eux. »

TELLEMENT SOUFFRIR

Jean-Pierre Ferland travaille à cette comédie musicale avec le chef d’orchestre Alain Leblanc et il a confié la mise en scène de Madame Simpson à Denis Bouchard.

Les rôles principaux seront confiés à ses choristes actuels.

L’auteur-compositeur parle d’une adaptation « très personnelle » de l’histoire du duc et de la duchesse de Windsor, sujet que vient également d’exploiter Madonna dans un film W.E..

« Madonna a exploité le côté historique du couple, moi je m’intéresse à leur histoire d’amour. Une histoire d’amour vue par un Québécois. »

Malgré les années passées, Jean-Pierre Ferland n’a pas oublié les critiques acerbes à l’égard de sa comédie musicale Gala présentée en 1989 et il sait que la récente production Le petit Roy, construite autour de ses chansons, n’a pas fait l’unanimité. À cause de ça, le soir de la première de Madame Simpson, ne le cherchez pas dans la salle. « Je me demande si je vais aller me pointer là, dit-il. Je vais tellement souffrir, tellement avoir peur des critiques. Je préférerais être à l’autre bout du monde. Je me demande si mon coeur a envie de passer par une expérience semblable. »

DES CHANSONS POUR CÉLINE

Parmi les projets, Jean-Pierre Ferland écrit des chansons pour le prochain album de Céline Dion, auquel collabore aussi Luc Plamondon. Il sait déjà que la chanteuse interprétera une inédite, Je n’ai pas besoin d’amour.

« Je l’ai écrite avant que Céline ait ses jumeaux, dit-il, mais on jurerait que je l’ai écrite après l’accouchement, tellement je la connais et que je les aime tous les deux, elle et René. »

L’auteur-compositeur a aussi appris que Céline allait enregistrer sa pièce Une chance qu’on s’a.

« René m’a dit que c’est incompréhensible que cette chanson-là ne soit pas connue en France. J’ai hâte de voir si tout ça va se réaliser. »

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