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Lady Gaga au Centre Bell - Bal plus que rodé pour la reine de la pop
© Journal de Montréal / Ben Pelosse
Lady Gaga lors de son spectacle au Centre Bell de Montréal, le lundi 25 avril 2011.

LADY GAGA AU CENTRE BELL

Bal plus que rodé pour la reine de la pop

Marie-France Pellerin
25-04-2011 | 22h53
MONTRÉAL – Qu’on aime ou qu’on déteste Lady Gaga, il faut néanmoins lui concéder un point: il s’agit d’une «entertainer» hors pair. La reine de la pop l’a une fois de plus prouvé lundi soir, alors qu’elle ramenait son imposant Monster Ball Tour au Centre Bell.

Il existe entre Gaga et ses «little monsters» montréalais une belle histoire d’amour. La chanteuse, qui avait amorcé cette même tournée au Centre Bell le 27 novembre 2009, effectuait un deuxième passage dans la métropole en moins d’un an.

Le 28 juin dernier, peut-être histoire de se faire pardonner son précédent concert aux allures de répétition générale, Gaga avait offert une flamboyante prestation à guichets fermés. The Monster Ball Tour en étant à présent à ses dernières représentations, les 17 387 fans ont eu droit à un bal en quatre actes tout aussi spectaculaire et plus que rodé.

Fidèle à son habitude, Gaga s’est pointée sur scène avec 35 minutes de retard. Telle une ombre chinoise vêtue d’un veston de cuir aux épaulettes surdimensionnées, elle a multiplié les figures de danse derrière l’immense rideau, armant la machine de guerre avec Dance in The Dark. Une entrée en matière efficace, qui a fait oublier aux spectateurs leur interminable attente. La star a largué sa méga bombe Just Dance, supportée par sa troupe de danseurs et une chorégraphie ne réinventant pas la roue mais servant néanmoins merveilleusement bien un show qui s’annonçait déjà des plus colorés.

Son décor constitué d’enseignes lumineuses et ayant été l’hôte du premier acte, soit une panne de voiture alors que Gaga et sa bande se rendent au Bal du monstre, a ensuite fait place à un dispositif scénique évoquant le souterrain new-yorkais, une forêt glauque et, finalement, le fameux Bal du monstre.

Son opéra pop électro parsemé des rythmes hautement contagieux de ses deux premiers opus, The Fame (2008) et The Fame Monster (2009), dont Love Game, Boys Boys Boys et Telephone, a également fait place à de nouvelles chansons.

La pièce-titre version piano de son nouvel album, Born This Way, dont la sortie est prévue le 23 mai, ainsi que « You And I » – Gaga a complètement disjoncté devant les notes noires et blanches – ont ainsi eu, pardonnez le jeu de mots douteux, un effet monstre auprès de la foule.

Et à tous les sceptiques, Gaga l’a assuré: «Je n’ai fait aucun lipsync de toute la tournée. Pas même un seul mot.» «Capitch»? On aurait pourtant juré que…

Icône extravagante

Sacrée icône de la mode 2011 par l'Association des designers américains, Lady Gaga, Stefani Joanne Angelina Germanotta de son vrai nom, a fait honneur à son titre en proposant une multitude de costumes tous plus extravagants les uns que les autres. De sa cape rouge à son costume de sœur volante diaphane, en passant par sa robe de latex noir et son désormais célèbre tandem culotte/soutien-gorge: ses tenues n’ont laissé personne de marbre.

Les multiples tableaux de ce spectacle largement inspiré du théâtre musical relevaient en soi de l’art. Déjanté certes, mais l’art n’a-t-il pas pour mission de déstabiliser, quelque peu? En trois ans, Gaga est devenue une star planétaire adulée jouant à guichets fermés partout à travers le monde, et ses vidéoclips ont franchi le cap du milliard de visionnements sur la toile.

«Vous avez cru en moi, Montréal, et vous avez fait de moi une superstar. Je promets de revenir avec un nouveau show qui sera meilleur et plus gros.» À l’âge de 25 ans, la chanteuse pourra se targuer d’avoir laissé dans la pop, comme dans le cœur de ses milliers de fans massés au Centre Bell lundi soir, une trace indélébile de son passage.

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