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ADISQ

«Notre nom n'est pas sollicité»

Dany Bouchard
19-10-2010 | 05h43

Marie-Chantal Toupin et son gérant en ont aussi contre le processus de mise en nomination au gala de l'ADISQ.

«On n'est pas là. Notre nom est pas sollicité. (...) Ça me met en tabarouette», confie la chanteuse, dont le nom n'apparaît pas depuis deux ans sur la liste des artistes en nomination dans la catégorie Interprète féminine de l'année.

«Marie-Chantal a vendu en tout et partout 80 000 albums ; 40 000 avec son album de Noël et 40 000 de l'autre ( À distance), avec un 100, ou 105 spectacles en tout et partout. Il y a du monde qui se déplace et nos salles sont encore pas mal pleines et t'es pas en nomination comme Interprète de l'année ?», questionne son gérant Éduardo Da Costa.

Selon l'ADISQ une quarantaine d'artistes féminines sont, bon an mal an, éligibles au titre de finalistes dans la catégorie Interprète féminine de l'année. Pour le gala du 7 novembre prochain par exemple, 36 noms étaient en lice.

Selon les explications de l'ADISQ, une première sélection de 15 interprètes féminines est déterminée par le vote des membres de l'Académie.

Dans un autre vote, les membres de l'Académie se prononcent sur les 5 finalistes qui devraient, selon eux, faire partie de la catégorie. Le résultat de leur vote compte pour 40 % du choix final.

Un sondage réalisé auprès du public, sur la liste des 15 personnalités présélectionnées, compte pour 60 % du résultat final.

Les membres de l'Académie peuventils écarter Marie-Chantal Toupin de façon volontaire ? "Cette Académie-là compte 700 membres. Ce serait difficile d'en arriver à cette conclusion-là", estime Julie Gariépy, porte-parole de l'ADISQ.

«Il n'y a pas de jury spécial, et il n'y a pas de rencontres», dit-elle en précisant que les membres votent par courriel.

«Il faut se dire les vraies affaires, dénonce Éduardo Da Costa.

«Encore une fois, il y a trop longtemps que les mêmes gens sont assis dans les mêmes chaises.»

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