FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBECDamien Robitaille et son habit louéPierre O. Nadeau 14-07-2010 | 14h00
QUÉBEC - À la fois chanteur de pomme, fantaisiste ainsi qu’interprète et musicien polyvalent, le franco-ontarien Damien Robitaille a mis dans sa poche un Pigeonnier arrosé par la pluie, mardi soir. Obligé de faire face à la compétition féroce de Carlos Santana et de la forte pluie qui a arrosé Québec en début de soirée, Robitaille ne s’est pas démonté, tant s'en faut, malgré un parterre clairsemé. «Mesdames et messieurs, c’est le plus formidable entertainer ontarien de tous les temps qui joue un mardi soir à Québec. Accueillez-le dans son habit loué. Damien Robitaille», a-t-on entendu en guise d’introduction. Jouant à fond la carte de l’humour, Robitaille s’est présenté sur scène dans un complet ajusté rose cerise et coiffé d’un chapeau blanc. Avec son déhanchement, son jeu de jambes et une belle dose d’ironie, il s’est donné des airs de grand séducteur, au grand plaisir de ces dames.
Il a tout de suite fait remuer les dizaines de parapluies déployés devant la scène en entonnant On est né nu, extrait de son album Homme autonome, paru l’automne dernier. Le chanteur prenait le pas mais le comique n’était pas loin derrière pour la présentation de la pièce suivante, Électrique, tirée de son premier disque, L’homme qui me ressemble. «C’est un succès souvenir. Qui date d’il y a un an et demi», a-t-il blagué. S’il aime bien s’amuser, Damien Robitaille ne néglige pas l’aspect musical. À ses côtés sur scène, un orchestre de huit personnes le seconde, parmi lesquelles on retrouve un trio aux cuivres et deux choristes. L’ensemble donne d’ailleurs une belle profondeur aux chansons, en particulier sur Mètres de mon être, pendant laquelle la foule a scandé le refrain avec l’artiste.
Les Français pour le début et la finAvant et après Damien Robitaille, le festival avait programmé deux Français qui ont dû se contenter d’une poignée de spectateurs. «C’est la deuxième fois qu’on vient. Y’a toujours un temps de merde», a d’ailleurs lancé Sanseverino, fort entraînant avec son mélange de swing, de rockabilly et de folk, mais surtout adepte de l’humour grinçant. «Allumez la lumière qu’on voit combien il y a de vieux. Pour eux, c’est peut-être le dernier concert», a-t-il risqué. La tâche pénible d’amorcer la soirée au moment où la pluie s’abattait durement sur le Pigeonnier incombait au spécialiste du reggae Pierpoljak, qui a fait un boulot honnête dans les circonstances. |