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Les top de la décennie - Le top de la musique québécoise
Archives Journal de Montréal
Daniel Bélanger

LES TOP DE LA DÉCENNIE

Le top de la musique québécoise

Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
26-12-2009 | 04h00
«Merde, réveillez-vous, il y a une scène hallucinante! Vous avez osé avec Les Trois Accords, osez avec d’autres!»

Ce cri du coeur, lancé par Pierre Lapointe à l’adresse des radios commerciales lors du gala de l’ADISQ 2005, illustre parfaitement l’état de la musique québécoise, en cette fin de décennie. D’un côté, des artistes établis, chéris du public, ayant un accès presque illimité aux ondes radio et vendant des albums à la tonne. De l’autre, de jeunes créateurs bourrés de talent, prisés par la critique et un public de plus en plus large, mais qui peinent à placer une de leurs chansons en rotation forte.

Pierre Lapointe le disait encore cette année. Même s’il a vendu plus de 150 000 albums déjà en carrière, convaincre les radiodiffuseurs de jouer le premier extrait de son dernier album n’a pas été une sinécure.

Pendant ce temps, des vieux de la vieille et des artistes dits «populaires» n’ont qu’à enregistrer un disque de reprises ou de duos (une vraie manie ces dernières années) pour que sonne la caisse enregistreuse et que les radios s’emballent.

Les gagnants des différents galas de l’ADISQ illustrent d’ailleurs à merveille ce clivage, les trophées émanant d’un vote du public tombant invariablement entre les mains des artistes ayant la cote auprès des masses.

MONTRÉAL SUR LA «MAPPE»

Néanmoins, de plus en plus d’artistes de la nouvelle vague émergent et ont enchanté les oreilles des mélomanes d’ici et d’ailleurs. Ainsi, derrière un Daniel Bélanger (à qui l’on doit le fabuleux Rêver mieux, le meilleur album de la décennie, à notre avis), se cachent Ariane Moffatt, Yann Perreau, Dumas, Vincent Vallières, Karkwa, Loco Locass et Malajube.

Le début du siècle a aussi vu le moderne et le traditionnel se marier à merveille alors que des groupes comme Les Cowboys Fringants et Mes Aïeux ont séduit des milliers de jeunes.

Pendant ce temps, Montréal devenait la Seattle du XXIe siècle. Entraînés par le tourbillon Arcade Fire, plusieurs groupes montréalais ont fait parler d’eux sur le globe, dont Patrick Watson et, dans un autre registre, Simple Plan. À un certain moment, le moindre album lancé par une formation venant de Montréal attirait l’attention des médias spécialisés internationaux.

STAR ACADÉMIE

Difficile de jeter un regard sur la décennie sans glisser un mot sur Star Académie, l’émission de télévision la plus regardée de la décade. Honni par certains, adulé par d’autres, le phénomène Star Académie n’a laissé personne indifférent, en témoignent les chiffres de vente astronomiques des albums dérivés du projet et le succès remporté par les ex-académiciens, surtout Marie-Élaine Thibert, Wilfred LeBouthillier, Marie-Mai et Annie Villeneuve. Étrangement, ce sont tous des finissants de la première cuvée.

Même si elle s’est faite plus discrète, Céline Dion et les moindres soubresauts de sa vie et de sa carrière ont continué de fasciner les Québécois. On peut déjà vous prédire que ce sera encore le cas dans 10 ans.

Top 10 des albums québécois

1. Rêver mieux, Daniel Bélanger
2. Funeral, Arcade Fire
3. Les tremblements s’immobilisent, Karkwa
4. Close To Paradise, Patrick Watson
5. La Grand-Messe, Les Cowboys Fringants
6. La forêt des mal-aimés, Pierre Lapointe
7. Le cours des jours, Dumas
8. Aquanaute, Ariane Moffatt
9. Trompe-l’oeil, Malajube
10. En famille, Mes Aïeux

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