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Metallica à Québec - 17 000 fans en délire!
© Photo QMI
Metallica au Colisée.

METALLICA À QUÉBEC

17 000 fans en délire!

01-11-2009 | 07h53
Metallica n’avait pas remis les pieds dans son château-fort de Québec depuis cinq ans et les retrouvailles ont été à la hauteur de l’attente, hier soir, dans un Colisée Pepsi bondé et chauffé à bloc par les rois du métal.

Fidèles à la réputation qu’ils se sont forgée depuis un quart de siècle, James Hetfield et sa bande n’ont ménagé aucun effort pour en mettre plein la vue et, surtout, plein les oreilles aux 17 000 fans en délire qui les ont applaudis à tout rompre de longues minutes avant leur arrivée sur l’immense scène centrale.

Attendu pour 21h, le groupe s’est amené en courant avec une quinzaine de minutes de retard. Sur une scène uniquement éclairée par des rayons lasers, ils ont d’abord entonné deux titres de Death Magnetic, That Was Just Your Life et The End Of The Line.

Toujours soucieux de plaire aux fans de la première heure, Metallica a lancé une première bombe en interprétant le classique For Whom The Bell Tolls, pendant que quatre immenses cercueils, juchés dans les hauteurs du Colisée, s’abaissaient au-dessus de la scène.

La fureur de One

Après Holier Than Thou, on a eu droit à un deuxième souvenir, One, livré avec une fureur déconcertante. Tout simplement délicieux d’entendre à nouveau Lars Ulrich marteler ses caisses pendant que ses compères balancent d’incomparables solos.

Mais la preuve que Metallica a traversé les années, et les tempêtes des années 1990, avec succès vient de la réaction du public lorsque le quatuor joue les morceaux de Death Magnetic, son album «retour aux sources» lancé l’an dernier. Les Cyanide, All Nightmare Long et The Day That Never Comes ont obtenu un accueil délirant et plusieurs fans étaient en mesure d’accompagner Hetfield, comme si ces pièces étaient de vieux classiques.

Entre deux chansons, Hetfield n’a pas manqué de dire les paroles que la foule voulait entendre. Soit que le groupe était heureux de revenir à Québec et qu’il avait envie que les fans passent du bon temps.

«Vous pouvez acheter nos t-shirts et nos albums, mais le signe de respect ultime que vous pouvez nous démontrer, c’est de venir ici et nous envoyer votre amour», a-t-il dit.

Le vieux déchire

Après avoir joué six pièces du dernier album, le groupe a terminé le concert avec son vieux matériel, «the old stuff», comme l’a dit Hetfield. Et quoi de mieux que Master Of Puppets, l’hymne trash metal par excellence de la décennie 80, chanté en chœur par les milliers de fans, pour entamer le dernier droit.

Même s’il avait déjà donné à son monde plus qu’il n’en espérait, le groupe devait, au moment de mettre sous presse, ajouter la cerise à un sundae déjà bien garni avec Nothing Else Matters, Enter Sandman et Seek & Destroy, à la toute fin.

Le son était, comme d’habitude au Colisée, caverneux et, surtout en début de soirée, à la limite de l’audible. Le chant de Hetfield se noyait parfois dans un infernal tintamarre qu’il serait trop facile d’attribuer à la lourdeur du style musical. Heureusement, le tout s’est amélioré en cours de soirée. Néanmoins, vivement un nouvel amphithéâtre.

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