BRUNO PELLETIERDes airs d'étéPierre O. Nadeau 21-06-2009 | 11h00
Pour Bruno Pelletier, il n’y a rien de plus tripant en été que de présenter un spectacle en plein air, notamment au Festival d’été de Québec, qui lui ramène plein de beaux souvenirs d’adolescence ! «Jeune, j’étais déjà passionné de musique; alors, j’étais un habitué du Festival d’été de Québec. J’y allais souvent pour faire des découvertes. Je me souviens surtout des spectacles de Uzeb et de Corbeau. J’ai vraiment hâte d’y retourner, cette fois comme artiste invité...» Le chanteur originaire de Québec, qui célèbre cette année ses 25 ans de carrière, est devenu un habitué de la programmation du Festival d’été. Il a fait les deux grandes scènes, celle des Plaines et celle du Pigeonnier (Scène Molson Dry), où on le retrouvera avec son «band électrique», le lundi 13 juillet. «Les deux sites ont quelque chose de magique, même s’ils sont très différents. Sur les Plaines, t’as pas le choix de redoubler d’énergie du début à la fin. Tu dois driver la foule continuellement, sans jamais ramollir, alors qu’au Pigeonnier, l’atmosphère est différente. Par sa configuration, c’est comme une salle de spectacle, mais en plein air; même s’il y a beaucoup de monde, on peut créer un climat d’intimité, ce qui est impossible sur les Plaines.» Avec son groupe, Bruno Pelletier offrira quelques extraits de son dernier album, Microphonium, mais insistera surtout sur un survol de ses 25 ans de carrière musicale, depuis son premier album jusqu’aux classiques des grandes comédies musicales auxquelles il a participé (Starmania, Notre-Dame de Paris), en passant par quelques incontournables comme La Manic.
LE PLAISIR DE FAIRE PLAISIR«Je crois qu’un artiste se doit d’abord et avant tout de penser à faire plaisir à son public; moi, quand je vais voir Elton John, je m’attends d’entendre certains de ses succès, et il respecte ça. La récompense de l’artiste vient du regard illuminé du public qui chante avec lui en choeur et avec coeur.» À l’automne, Bruno Pelletier s’offrira une tournée des quatre coins du Québec, qui débutera dans le Bas-Saint-Laurent et comprendra le Saguenay et l’Abitibi. D’ici là, il vivra quelques expériences excitantes. Ainsi, le 27 juin, il célébrera la Fête nationale du Québec dans une boîte de Los Angeles où, avec deux de ses musiciens, il proposera un spectacle acoustique pour les Québécois vivant là-bas. Mais son expérience la plus folle et la plus emballante viendra en novembre, lorsque, à l’invitation inattendue d’un producteur parisien, Bruno Pelletier se retrouvera à Moscou avec ses musiciens pour se produire dans une salle de 1200 places. «J’étudie présentement quelques mots de russe pour pouvoir communiquer un peu avec mon public entre les chansons. Mais c’est vraiment la grande aventure. Je ne sais pas du tout ce qui m’attend là-bas. Que connaissent-ils de moi et de mes chansons? Je n’en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, c’est qu’on y retrouve une importante communauté francophile. Tout d’abord, je vais offrir deux représentations; pour la suite, je n’en ai aucune idée. Il est même question d’une tournée...», termine le créateur de Dracula, entre l’amour et la mort. |