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Sur scène à Latulipe - Patrick Watson: un spectacle qui nous aspire
Courtoisie
Patrick Watson.

SUR SCÈNE À LATULIPE

Patrick Watson: un spectacle qui nous aspire

Jean-François Cyr
01-05-2009 | 19h16

Au lendemain de la sortie de son album Wooden Arms le Montréalais Patrick Watson a offert toute une prestation lors de ses deux concerts offerts mercredi et jeudi à la salle Latulipe, à Montréal, dans le cadre de sa tournée internationale.

Remplie à craquer d’une foule déjà passablement conquise par le travail de Patrick Watson et de ses comparses Simon Angell, Mishka Stein et Robbie Kuster, cette belle et intime salle de quelque 800 places est devenue, le temps de deux prestations, un univers chaleureux et captivant. Grâce à des concepts efficaces, le spectacle fait planer.

Pour se faire, Watson utilise un imaginaire bien à lui, nourri par les mondes du cirque, du cinéma et du western moderne. La musique genre pop-indie-rock-folk-western, quant à elle, voyage allégrement dans cet univers «semi-sombre/semi-festif» en changeant de peau, selon les humeurs des créateurs.

Sur scène, la musique du tout récent Wooden Arms est interprétée avec aisance, justesse et, malgré tout, un peu de désinvolture. Un petit orchestre d’instruments à cordes enveloppe et adoucit le travail musical aventureux des musiciens principaux. Malgré quelques moments légèrement cacophoniques, le résultat est exceptionnel.

Seule petite déception, le bruit ambiant dans la salle et les qualités acoustiques relatives de l’endroit - on souhaiterait être dans un salon de 25 personnes - n’ont pas offert des conditions d’écoute idéales.

Le spectacle

Watson lance la soirée avec Fireweed. Les arrangements sont mordants, plus directs et rock que sur le nouvel album. Bon départ. Or, étonnamment, l’arrivée d’un quatuor à cordes vient calmer l’atmosphère durant l’interprétation de Tracy's Waters. Beau. Ensuite, vient la chanson Beijing qui propose un univers urbain aux bruits asiatiques. Le spectacle se poursuit et revient en mode «musique atmosphérique».

C’est à la chanson Traveling Salesman, chantée au mégaphone, que Watson donne le premier coup de barre pour vraiment nous étonner: debout derrière un drap blanc, qui rappelle l'écran chinois, le chanteur s’amuse avec les perceptions.

On entendra ensuite Psych, une des pièces les plus énergiques de la soirée, Man Like You, Where The Wild Things Are et finalement Machinery of Heavens, qui viendra clore le programme régulier.

Un rappel au mégaphone

Pour le rappel, Patrick Watson, maintenant parmi la foule située sur le parterre, se paye une originale prestation: armé d’un bouquet de mégaphones disposés sur des tiges métalliques, il interprète Hearts in the Parks. Amusant et intelligent. En finale, le band dégaine Luscious Life dans une version musclée.

Avec une approche à la fois sensible et rafraichissante, toute l’équipe donne une performance qui nous aspire tout au long de la soirée. C’est simple, authentique et audacieux. Quand il sera bien rodé, le monde Watson va littéralement nous arracher.

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