JUNOSDécollage réussi pour The Lost Fingers28-03-2009 | 04h00
Le jeune trio de gipsy-jazz originaire de Québec a été catapulté sur la scène internationale grâce à son premier album Lost in the ‘80s, qui a suscité l’admiration en obtenant deux nominations pour le prix Juno du public et pour le meilleur album de l’année. «C’est fou», lance le guitariste Byron (Maiden) Mikaloff lors d’un arrêt à Québec. «Les choses vont très bien pour nous. Je dirais même que c’est extraordinaire!» À lire également
Ils sont maintenant les concepteurs du second album canadien meilleur vendeur en 2008.
100 000 EXEMPLAIRESLost in the ‘80s (qui regroupe des chansons pop classiques revampées dans un style jazz manouche) s’est vendu à 100 000 exemplaires au Québec en 12 semaines. Pas mal pour une idée lancée par Mikaloff dans une station d’essence. «Je remplissais mon réservoir quand la chanson de Samantha Fox, Touch Me, s’est mise à jouer à la radio. Et tout à coup, l’idée m’est venue. Christian a conçu des arrangements et tout s’est enchaîné.» À part la chanson de Samantha Fox, Lost in the ‘80s comprend des versions retravaillées de millésimes tels Pump Up the Jam, de Technotronic, You Give Love a Bad Name, de Bon Jovi, Billie Jean, de Michael Jackson, et même You Shook Me All Night Long, de AC/DC. «Personne ne pensait que cela allait décoller, se rappelle Mikaloff. Mais moi, je savais que ça fonctionnerait. Quand nous jouions ces chansons, les gens se retournaient et nous souriaient. Et nous sommes de bons musiciens. Ça donne de la crédibilité à l’affaire.» Les nominations Juno ne nuisent pas non plus (bien que Mikaloff ne prévoit pas de remporter un prix). «Je sais que nous faisons concurrence à de gros noms et que nous n’avons pas grande chance de remporter un prix, mais il n’y a pas de problème avec ça.» Après tout, les Lost Fingers ont déjà les mains pleines. Lost in the ‘80s vient d’être lancé au Canada anglais et en Europe. Puis, ils doivent préparer leur nouvel album. «Nous avons des tonnes d’idées sur la table.»
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