DALES HAWERCHUKLa route est belleCédric Bélanger 29-03-2009 | 12h00
«J’en reviens pas de la tournée dans l’Ouest et là, je m’en vais en France. Je suis comme sur un nuage. Et en plus, ma blonde va accoucher dans un mois. J’ai un sourire permanent dans le visage. Je suis tellement heureux.» Au bout du fil, le chanteur et guitariste des Dales Hawerchuk, Sylvain Séguin, exulte. On l’imagine facilement en train de se pincer tant il n’en revient pas de la chance qui s’offre à son groupe, lequel s’apprête à prendre l’avion pour une tournée de deux semaines en France, durant laquelle ils se produiront notamment à l’important festival Garorock. «Jamais je n’aurais imaginé qu’on se rende jusque-là. La route est longue du garage à mon père, à Roberval, jusqu’à une scène à Paris. Je capote ben raide.»
«VOUS DÉCHIRER!»Entendre Séguin raconter comment ils ont attiré l’attention des Français vaut 100$. Le contact s’est fait quand le groupe a pris part à M pour Montréal, devant plusieurs producteurs de l’Hexagone. «Un producteur français est venu dans notre loge et nous a dit: "Putain, vous déchirez grave". Il disait au batteur: "Tu scotch". On ne savait pas trop ce qu’ils nous disaient. Finalement, on s’est rendu compte que c’était des compliments et ça devait être bon signe. Effectivement, on a été invité au festival Garorock», rigole le chanteur, qui a appris que les chansons des Dales ont commencé à jouer sur les ondes de quelques stations de radio françaises.
DANS LA VILLE DE KURTAvant la France, les Dales Hawerchuk se sont offert une tournée hivernale dans l’Ouest canadien, au cours de laquelle ils se sont payé le luxe d’un concert à Seattle, capitale de la musique grunge dans les années 1990. «Ce qui m’a fait acheter une guitare dans ma vie, c’est Pearl Jam, Stone Temple Pilots, Soundgarden, Nirvana surtout. Quand nous sommes allés jouer à Seattle, c’est comme si j’étais un musulman qui va à La Mecque. Je capotais d’être sur une scène à Seattle. Je me disais : crisse que la vie est belle. Je réalise vraiment mon rêve.» |