DIANE DUFRESNEMaîtrise et intensitéDenise Martel Le Journal de Québec 23-03-2009 | 09h38
Coup d'envoi de la tournée qui l'amènera un peu partout au Québec, le spectacle n'était pas parfait, du moins pas aussi parfait que Diane Dufresne, que l'on sait perfectionniste, l'aurait désiré. Mais le public, visiblement conquis à l'avance, était prêt à tout lui pardonner. Et ce même si, n'eût été des aveux de la chanteuse, il ni aurait rien vu ou presque. Nerveuse et indisposée par un virus, la chanteuse a néanmoins tout donné, interprétant toutes les chansons au programme, avec la fougue et la force, le coeur et l'âme qu'on lui connaît, au grand plaisir du public qui ne ménageait ni les encouragements, ni les applaudissements. La voix certes n'est plus la même qu'il y a 10, 15 ou 20 ans, mais quelle puissance et quelle maîtrise! La majorité des pièces au programme sont tirées de son récent album, Effusions, et reflètent, tout particulièrement, les préoccupations sociales et environnementales de la chanteuse qui, à 64 ans, semble avoir mis le rock de côté pour se consacrer à un répertoire offrant une facture plus classique, plus tendre et immensément attachante. Jouer et chanterVêtue d'une longue robe noire surmontée d'une parure en dentelle crème -signée Marie Saint-Pierre- Diane Dufresne joue autant qu'elle chante. En tout, une bonne quinzaine de chansons dont une, La vie, l'amour, la mort, empruntée à Félix Leclerc à qui elle dit simplement «merci Félix.» De même, seulement deux chansons choisies parmi ses plus grands succès, mais qui cadrent parfaitement dans la thématique de ce spectacle concept, comme tous les spectacles de Diane Dufresne. Ainsi, après avoir amorcé la soirée avec Partager les anges, le spectacle offre un beau crescendo qui enchaîne Psy quoi encore avec Hymne à la beauté du monde, dont elle ne fera qu'un extrait, et culmine presque en fin de soirée, avec Oxygène qui s'incruste pour sa part entre deux portions de Terre planète bleue. Entourée d'un trio à cordes sous la direction du pianiste et orchestrateur Alain Sauvageau, elle semble chez elle dans un décor fait d'images projetées sur deux immenses écrans plein jour qui rendent les images vaporeuses, tandis que sur scène, quelques accessoires sont décorés de tulle, une scénographie créée par Richard Langevin, le complice de la scène, comme dans de la vie, de Diane Dufresne. |