LA PATÈRE ROSEUne réponse aux attentesCédric Bélanger Le Journal de Québec 14-03-2009 | 04h00
Ainsi auréolée pour son travail sur scène, la formation ressentait-elle la pression d’avoir à répondre aux attentes sur son album éponyme, paru mardi? «Mets-en!» répond sans hésitation la chanteuse et pianiste Fanny Grosjean. «C’était une grosse pression, dit-elle. Ce n’est pas comme si l’on sortait de nulle part et qu’on pouvait surprendre des gens. Il fallait revisiter, travailler, prendre le temps de bien faire les choses et être judicieux dans certains choix. Ça me faisait peur, mais maintenant, j’écoute l’album avec un peu de recul et je n’ai aucun regret. Je suis pas mal fière. Peu importe comment il sera reçu, moi je l’aime.»
«Il n’y a pas eu de concession. C’était ça ou ça n’existait pas. Je m’étais toujours dit que personne n’allait dire comment faire mon premier album. Nous étions quatre avec le réalisateur (Loïc Thériault), et ce n’était pas long avant qu’on s’entende sur la même chose.» La Patère rose, c’est la rencontre entre deux univers: celui plus classique de Fanny, adepte de chanson française, et celui éclaté et électro de Thomas Hébert et de Julien Harbec (qui forment aussi le duo Misteur Valaire). Le premier extrait de l’album, PaceMaker, illustre bien cette dualité. La pièce s’ouvre avec Fanny au piano, qui est par la suite rejointe par les sonorités électroniques de Hébert et de Harbec. «Avant, j’étais pas mal plus classique. J’étais plus jeune et à la recherche d’un son différent. Les gars m’ont permis de le faire. Je suis une romantique dans l’âme. J’aime les chansons avec des textes sentimentaux et plus personnels. Mais en même temps, en spectacle, j’aime l’énergie qui se dégage de nos morceaux plus rock», dit celle qui puise surtout son inspiration chez les artistes européens, citant notamment Émilie Simon, Lily Allen, Camille et The Do. «Je trouve qu’il y a quelque chose de vraiment différent en Europe. Ils se donnent une liberté plus grande. Le résultat, c’est que ça fait des choses vraiment extraordinaires. Peut-être que je me trompe, mais j’ai l’impression qu’on retrouve moins ça ici.» Maintenant que l’album est sur le marché, la suite de 2009 s’annonce chargée pour La Patère rose. Outre une série de spectacles au Québec, le trio se produira aux Francofolies de Spa, en Belgique. Il montera sur scène le 19 mars, au National, à Montréal, pour le lancement officiel de l’album, avant de faire un arrêt au Cercle, à Québec, le 26. |