BERNADETTELe choix des motsSerge Drouin Journal de Québec 01-03-2009 | 10h00
«Je ne fais pas de la musique pour rendre hommage à ma grand-mère, dit d’entrée de jeu Farley-Lemieux, en entrevue. Par contre, lorsqu’est venu le temps de choisir un nom pour le groupe, quelqu’un m’a dit que Bernadette était un beau prénom. Ma grand-mère était une femme forte, pleine d’énergie. Elle a eu 11 enfants et elle accueillait toujours les passants qui demandaient nourriture et toit.»
BERNADETTEBernadette doit donc le jour à Francis Farley- Lemieux. Après avoir obtenu un baccalauréat en génie électrique et travaillé comme ingénieur, Farley-Lemieux change de direction. Le coeur n’est pas au génie. Il s’inscrit au Conservatoire d’art dramatique de Montréal en scénographie et est, depuis, scénographe.
«La musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé à jouer de la guitare à 16 ans, note-t-il. Comme musique, j’écoute de tous les styles. Je me rappelle que, plus jeune, je me rendais à la bibliothèque municipale et je pouvais louer jusqu’à 10 CD la fois.»
AUTEUR-COMPOSITEURFrancis Farley-Lemieux signe l’ensemble des paroles et musiques des chansons qui paraissent sur le premier album du groupe, un éponyme. Bernadette propose un son folk manouche. Malgré un genre musical singulier, les stations de radio embarquent dans l’univers Bernadette. «On n’a pas fait ce disque pour la radio. Nous faisons de la musique festive, rassembleuse, pour que les yeux des gens s’illuminent, dit le chanteur. Pour moi, ce sont les mélodies qui amènent les textes. Je mets beaucoup de temps au choix des mots». Bernadette devrait entreprendre une tournée quelque part à l’été. |