POUR SES 30 ANSStarmania se transforme en opéraSophie Montminy 24-02-2009 | 11h07
L’Orchestre métropolitain du Grand Montréal et le chœur de l’Opéra de Montréal vont interpréter les chansons populaires de l’œuvre de Luc Plamondon et de Michel Berger. Les chanteurs et l’équipe de création sont jeunes, ce qui contribuera, on l’espère à attirer autant les connaisseurs d’opéra que les non-initiés. Le 16 mai 2008, la version opéra de Starmania a été chantée à Québec et Luc Plamondon a vu que le public était au rendez-vous. «Nous avons eu un accueil superbe à Québec. Les jeunes et les connaisseurs ont été ravis. Il y avait plusieurs personnes qui ne connaissaient pas l’opéra qui ont assisté au spectacle. Je crois que Starmania peut toucher deux types de public puisque Michel Berger l’avait pensé ainsi», affirmait le célèbre parolier cet après-midi lors d’une répétition musicale à laquelle les médias étaient invités. Selon Luc Plamondon, le rêve de Michel Berger était de transformer l’opéra-rock Starmania, en opéra: «Je réalise le rêve de Michel, trente ans après la création de Starmania. Je ne pensais pas que c’était possible de faire un opéra classique puisque la batterie et la guitare sont très présentes dans Starmania, mais Michel m’avait dit que ça se pouvait et j’ai trouvé le directeur musical, Simon Leclerc, qui a rendu tout ça possible. Il a fait disparaître la partie rythmée pour rendre le tout plus classique. En enlevant cette partie, on a l’impression de laisser la place aux paroles et on redécouvre l’histoire de Starmania», explique Luc Plamondon.
Jeunes chanteursLa distribution de Starmania est plutôt jeune. Les chanteurs sont dans la vingtaine et la trentaine. La plupart d’entre eux ont grandi avec les chansons de Starmania et c’est un plaisir pour eux de chanter à plusieurs reprises les airs connus. «Starmania attire les gens puisque les airs sont connus. Même moi j’adore entendre à répétition plusieurs chansons dans le spectacle. Je ne m’en lasse jamais, raconte la soprano Marie-Josée Lord qui joue le rôle de la serveuse Marie-Jeanne. Je crois que les gens ne seront pas rebutés par l’opéra puisqu’ils connaissent les paroles et vont pouvoir amplement redécouvrir l’histoire et la musique.» Selon la soprano, Starmania démocratise l’opéra: «La musique a été composée pour un opéra-rock. On connaît Starmania sous un rythme plus populaire, mais en même temps, les compositions touchent facilement à l’opéra. Ce n’est pas toutes les pièces pop qui peuvent être chantées en opéra. Starmania, c’est de la haute couture du pop musical. Si ce n’avait pas été de l’opéra, j’aurais été incapable de le chanter. Les compositeurs pour l’opéra écrivent pour des sopranos et j’ai l’impression que Starmania a été conçue ainsi», raconte Marie-Josée Lord.
La chorégraphieLa jeunesse de l’équipe de Starmania se reflète aussi du côté de la chorégraphie. Les chanteurs de la distribution effectueront quelques pas de danse et seront soutenus par huit danseurs. Le chorégraphe Stéphane Boko amène un style contemporain et urbain à l’opéra. «Je me laisse guider par la musique, pour ensuite monter ma chorégraphie. Quand j’étais danseur dans le spectacle de Céline Dion, je trouvais que sa voix était immense et amenait les danseurs plus loin. J’avais ressenti la même chose quand je travaillais pour Notre-Dame de Paris et j’applique la même chose avec la voix immense des chanteurs d’opéra», conclut Stéphane Boko. |