BATAILLE JURIDIQUEThe Killers contre-attaque24-02-2009 | 14h00
La poursuite du groupe déposée le 20 février à la cour fédérale de Las Vegas allègue qu’il y aurait eu rupture de contrat, bris d’obligations fiduciaires et enrichissement sans cause, ainsi que bris d’engagement à l’amiable de l’ex-gérant et son entreprise, From the Future. Bien que le montant des dommages-intérêts n’est pas spécifié, Billboard a obtenu une déclaration du groupe indiquant qu’il y aurait eu «des dommages de plusieurs millions dus à des concerts manqués, des pertes de revenus de tournées ainsi qu’en raison d’occasions commerciales de produits dérivés ratées.» La poursuite avance que Merrick aurait à maintes reprises eu des propos ineptes et une réaction passive. Il aurait omis d’obtenir les visas de tournée appropriés ou de coordonner la promotion et les concerts à l’étranger. Le groupe accuse également Merrick d’avoir travaillé pour la maison de disques du groupe, Island Def Jam, comme consultant rémunéré, ce qui contrevient à ses fonctions de direction, sans en aviser le groupe. La bataille juridique a commencé en 2006, lorsque Merrick a déposé une plainte contre The Killers et son gérant actuel, Robert Reynolds, demandant une somme d’au moins 16M$ de la part de chacun, affirmant que le groupe avait remercié Merrick sans justification et omis de lui payer ses royautés de réalisation selon une entente convenue entre les parties. Merrick affirmait également que Reynolds était allé à l’encontre des contrats du groupe avec lui. Quelque temps plus tard, The Killers a déposé une pétition devant la commission du travail de la Californie afin d’annuler son contrat avec Merrick et d’avoir gain de cause pour tous les montants de commissions qui lui ont été remis, plus intérêts. La pétition citait une loi de la Californie stipulant qu’une personne doit avoir un permis d’agent pour trouver du boulot à un artiste. «La commission du travail de la Californie a récemment déclaré que Merrick avait violé la loi californienne à sept reprises en obtenant du travail au groupe sans permis d’agent», selon la déclaration de The Killers. Selon l’avocat de Merrick, Howard King, la demande du groupe d’annuler le contrat de Merrick en vertu de la loi californienne est une «manœuvre frauduleuse» afin d’amasser 10M$. «Merrick a permis au groupe d’accéder à la gloire et à la fortune, et une fois cela réussi, il est devenu passif avec ses contrats qui lui permettaient, entre autres, d’obtenir 15% du revenu provenant des ventes d’albums du groupe, de la diffusion, des tournées et des marchandises pendant quatre ans, explique King dans un courriel. Il a ajouté qu’aucune décision n’a été émise en plus de citer une décision de la Cour suprême de la Californie en 2008: «Il n’est pas équitable de refuser des millions à un gérant pour quelques légers manquements…». Il a ajouté: «Nous nous attendons à ce que Merrick reçoive les millions qui lui sont dus.» King a confié que la poursuite de Merrick en 2006 avait été mise sous la responsabilité de la Cour fédérale du Nevada, tandis que The Killers a déposé sa plainte devant la commission du travail de la Californie, mais la séance a été levée. La contre-poursuite fédérale de The Killers reprend certaines des allégations faisant l’objet de la poursuite déposée en Californie. De plus, on affirme que les parties auraient modifié leurs ententes tandis que Merrick était encore responsable du groupe. Le gérant aurait d’ailleurs renoncé à ses royautés de réalisateur, royautés qu’il exige aujourd’hui. |