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Rick Astley - Se détourner de la célébrité
© Photo Le Journal de Québec
Le chanteur Rick Astley était de passage à Québec en début de semaine pour faire la promotion de son nouveau spectacle.

RICK ASTLEY

Se détourner de la célébrité

22-02-2009 | 04h00

«Je me m’ennuie pas de ma carrière de chanteur. Certaines personnes sont faites pour être des vedettes pop, d’autres sont bonnes pour simplement faire de la musique. J’aime penser que je fais partie de la seconde catégorie.»

Impossible de trouver plus détaché, serein et terre-à-terre que Rick Astley. Cette icône des années 1980, interprète de succès planétaires comme Never Gonna Give You Up et Together Forever, ne vit définitivement pas dans le passé.

Et ce n’est pas sa participation, le 10 avril, au Colisée Pepsi, au spectacle Nostalgie 80, en compagnie de Samantha Fox, Tiffany et Debbie Gibson, qui le convaincra de reprendre le micro à temps plein.

«Pour être honnête, je n’ai plus envie de partir en tournée. (...) Il y a certains aspects du métier qui me terrifiaient, comme les tournées de promotion. Mon travail est de chanter. Mais en promotion, je me sens comme un joueur de soccer qui joue sur le banc. Personne n’aime être sur le banc », dit, sans amertume aucune, le Britannique maintenant âgé de 43 ans, qui a choisi de se consacrer à sa famille plutôt que d’aligner les disques et les spectacles.

«Quand on n’aime plus quelque chose, on arrête. Et je n’aimais plus ce métier. Je crois que certaines personnes sont incapables de s’arrêter, même s’ils n’aiment plus ce qu’ils font. À l’époque, je venais d’avoir une enfant et je voulais être là pour elle », dit Astley, qui a tout de même hâte de fouler la scène du Colisée pour « ce spectacle unique ».

Internet

Astley a fait son pain et son beurre à la fin des années 1980, à une époque où les magazines à potins n’étaient pas aussi envahissants et où Internet n’en était qu’à ses premiers timides balbutiements.

Ironiquement, c’est en partie Internet, par le phénomène baptisé Rick Rolling (en cliquant sur un lien, le clip de Never Gonna... apparaît), qui a remis Astley au goût du jour.

«Cela a joué en partie. Il y a aussi le fait que certaines chansons, comme Never Gonna Give You Up, seront toujours associées aux années 80. Quand les stations de radio ont des émissions de type nostalgie, elles la font toujours tourner.»

Les jeunes l'aiment

C’est ce qui fait en sorte que toute une génération redécouvre les succès de Rick Astley et des artistes qui ont façonné les années 80.

«Ma fille a 17 ans et, comme beaucoup d’adolescents, elle adore les années 80. Alors, elle est très fière de moi, mais en même temps, extrêmement gênée, comme tous les adolescents peuvent l’être vis-à-vis leurs parents.»

Chose certaine, ils seront plusieurs adolescents à se trémousser au Colisée, le 10 avril. Déjà, hier, ils étaient quelques dizaines à s’être déplacés à Laurier Québec pour se faire prendre en photo avec leur idole.

«Nous faisons jouer ses chansons dans les partys. Je l’ai découvert sur Youtube. Nous avons même fait une danse sur Never Gonna Give You Up à l’école», précise Jim Garneau.

«Nous aimons beaucoup Samantha Fox aussi. C’est sûr que nous allons être au spectacle», ajoute Laurie Saint-Arnaud.

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