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Antoine Gratton - Le meilleur des deux mondes
© Marc-André Boivin
En termes de trip de musicien, le chanteur s'offre la totale.

ANTOINE GRATTON

Le meilleur des deux mondes

Marc-André Boivin
18-02-2009 | 11h00

On peut affirmer sans se tromper qu'en termes de trip de musicien, Antoine Gratton s'offre la totale.

En plus de son nouveau disque, probablement le plus éclaté qu'il nous ait donné jusqu'à maintenant, le jeune homme s'est assuré de ne pas chômer au cours des prochaines semaines en touchant aux deux aspects du métier qui lui plaisent le plus : sa musique et celle des autres.

C'est qu'il se fait aussi arrangeur, le M. Gratton, lui qui est le directeur musical du spectacle Quand le country dit bonjour, spectacle qui sillonnera les routes du Québec en commençant par le Théâtre Saint-Denis de Montréal le 5 mars prochain.

«Plusieurs artistes vont y participer, mais pas nécessairement les mêmes chaque soir. Cela a pour résultat de donner chaque fois une prestation différente. Je me suis chargé des arrangements, de conduire l’orchestre et de faire en sorte que les artistes soient bien appuyés», affirme le musicien.

Ce dernier collabore, pour ce spectacle, avec Mario Pelchat qui a produit les deux albums à succès et qui, pour l'occasion, est responsable de la direction artistique.

«Ça se passe vraiment bien avec Mario. Nous allons reprendre une grande majorité des pièces des deux disques, mais ce ne sera pas un défilement d'artistes qui vont venir un à un faire leur chanson pour s'en aller après. Nous avons plutôt décidé de transformer ça en gros party de cuisine, en minimisant le niveau de stress. Il va donc y avoir des duos et des trios», ajoute Gratton.

Résidences

Au lieu de se lancer dans une tournée de salles comme à peu près tous les artistes le font à la suite de la sortie d'un nouvel album, Antoine Gratton a plutôt décidé de faire la promotion de son nouveau disque, Le problème avec Antoine, en se permettant des résidences dans cinq villes du Québec, soit à Trois-Rivières, à L'Embuscade; à Québec, au Pub X; à Saint-Hyacinthe, au Zaricot; à Sherbrooke, au Téléphone rouge; à Montréal, à La Place à Côté.

«Nous avons commencé ça au début du mois de janvier. Chaque mois, jusqu'en mai pour certains endroits et en juin pour d'autres, nous allons revenir présenter des spectacles. Ce n'est pas du tout en vue de roder un nouveau show. Je n'ai jamais compris le concept de tout apprendre les chansons pour ensuite tout lancer ça en pleine face du public une seule fois. Je préfère y aller graduellement. Je suis plus à l'aise comme ça. Et la réponse est vraiment positive depuis le début», souligne-t-il.

À chaque représentation donc, le spectacle est différent, le chanteur et musicien revisitant ou abandonnant certaines pièces plus anciennes pour faire de la place, tranquillement, aux nouvelles chansons qu'il a composées en compagnie d'Éloi Painchaud.

Et si on devait lui demander de choisir entre son propre travail d’artiste ou le travail d'arrangeur pour ses amis artistes, Gratton admet qu'il serait dans l'embarras:

«Ça me prend les deux, car un nourrit l'autre. Je ne pourrais assurément pas choisir entre l'un ou l'autre, car j'aime puiser dans l'énergie des artistes avec lesquels je travaille. Maintenant que je connais bien les deux rôles, soit d'être devant et derrière, ça me permet de jouer avec toutes sortes de textures et d'influences dont je ne saurais me passer aujourd'hui», conclut-il.

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