PREMIER ALBUM PARU EN 2008Année de rêve pour le groupe KamakaziMarc-André Boivin 17-02-2009 | 15h00
Il y a un an que l'album Tirer le meilleur du pire de la formation punk Kamakazi a été lancé et le moins que l'on puisse dire, c'est que le trio a connu une première année de rêve. Et 2009 ne s'annonce pas plus calme. Sorti de nulle part, le trio, que plusieurs surnomment les Blink 182 du Québec, en a surpris plus d'un avec ses pièces et ses mélodies accrocheuses. Pas étonnant que le disque ait trouvé quelque 2200 preneurs jusqu'à maintenant, ce qui n’est quand même pas mal pour un groupe francophone indépendant qui verse dans le style punk-pop-rock. «La dernière année a été complètement folle pour nous. C'est la première fois que ça nous arrive, alors nous ne pouvons pas comparer, mais disons que je n'oublierai jamais 2008. Je n'avais que 18 ans quand nous avons lancé le disque, j'en ai 20 aujourd'hui et honnêtement, nous n'avions aucune idée de ce qui allait se passer. Notre but était avant tout de faire de la musique, mais là c'est inespéré», souligne le chanteur et guitariste Nicholas Gagnon. On peut comprendre le trio de flotter sur un nuage. Les trois premiers extraits de l'album ont tous été dans le top 20 des meilleures chansons au Québec alors que les trois clips de ces pièces ont fait de longues présences dans le Top 5 francophone de MusiquePlus. «Nous avons tous été surpris. Les critiques ont quant à elles été très constructives. Nous croyions au projet au départ, mais c'est maintenant que c'est difficile à croire. Quand j'embarque dans ma voiture, il y a souvent une de nos chansons qui joue et le réseau Énergie s'est même servi de l'une d'elles pour une de ses pubs», lance le musicien qui venait de sortir d'un de ses cours en Arts et culture au Collège Dawson. «C'est beau d'avoir un groupe de musique, mais il faut aussi avoir quelque chose derrière si ça ne fonctionne plus. J'avais arrêté les études pour enregistrer le disque, mais je les ai reprises pour terminer mes études collégiales et commencer l'université», ajoute-t-il en précisant que les communications seraient pour lui une avenue intéressante, histoire de pouvoir garder un pied dans la musique.
Année 2009 bien remplieIl ne serait pas surprenant de voir Kamakazi sur les nombreuses scènes de festivals au cours de l'été prochain. Nicholas Gagnon espère notamment percer les alignements d'événements tels que Woodstock en Beauce et le Festival d'été international de Québec. «Au départ, nous appelions dans de petites salles, mais plusieurs hésitaient parce que nous étions peu connus et que nous représentions en quelque sorte un risque. Mais aujourd'hui, ce sont eux qui nous rappellent pour nous demander d'y retourner. L’été sera assurément bien rempli», poursuit-il. Pas de quoi regretter, donc, d'être passé de l’anglais au français en ce qui concerne les textes? «Nous ne regrettons pas du tout ce changement, mais ça ne veut pas dire non plus que nous avons mis pour toujours une croix sur l'anglais. De toute façon, le plus important c'est la musique et un do, en français, c'est la même chose qu’un do en anglais», conclut Nicholas Gagnon. |