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Jason Bajada - Inspirante rupture
© Photo d'archives du Journal de Montréal
Jason Bajada considère Loveshit, son troisième album, comme son travail le plus achevé.

JASON BAJADA

Inspirante rupture

Cédric Bélanger
15-02-2009 | 04h00
L’auteur-compositeur montréalais Jason Bajada s’est inspiré d’une profonde peine d’amour pour pondre Loveshit, son troisième album qu’il considère comme son travail le plus achevé.

Avec l’aide du duo de réalisateurs Les Troublemakers, Bajada a créé une dizaine de chansons où se mélangent pop, rock et folk sur fond de rupture amoureuse.

«C’est une relation qui avait super bien commencé. C’était la passion, la folie totale. Avec Loveshit, je ne peux pas être plus ouvert que ça. En même temps, c’était un gros test. Je ne voulais virer ça quétaine comme Bon Jovi», confie celui qui se dit satisfait de son travail au point de considérer cet opus comme son premier véritable album.

«Auparavant (sur Puer Dolor et Up Go the Arms), je n’avais pas trouvé comment me présenter. J’adore l’équipe avec qui je travaillais avant. Mais les Troublemakers m’ont aidé à sortir le son que je voulais.»

SIMPLICITÉ

Jason Bajada, qui a fait des premières parties de Martha Wainwright, Joseph Arthur, Dumas et Robert Charlebois, livre, sur Loveshit, une version dépouillée et très réussie de You Are a Runner (And I Am my Father’ Son), du groupe de Montréal Wolf Parade.

«Je suis un grand fan. C’est une chanson à la texture wall of sound. Mais des fois, il y a une chanson qui se cache derrière tout ce vacarme. Je crois que Johnny Cash aurait pu la chanter. Le texte fonctionnait bien avec toute cette dépression, cette peine d’amour que je raconte sur l’album», dit celui qui a aussi un coup de coeur pour Tired of Talking.

«C’est un ami qui m’a poussé à écrire une chanson plus populaire, moins compliquée que ce que je fais habituellement. Bon, j’ai réussi à compliquer les couplets, mais j’ai été capable de garder le refrain à une phrase. Des fois, on remplit une chanson de paroles en pensant la rendre meilleure alors qu’on peut faire plus simple.»
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