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Martin Léon - Le sens du partage
© Le Journal de Montréal
Dans la vie, Martin Léon aime passionnément faire de la musique, mais à son rythme.

MARTIN LÉON

Le sens du partage

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
23-01-2009 | 04h30
Dans la vie, Martin Léon aime passionnément faire de la musique, mais à son rythme. Sans heurts. Voilà pourquoi on aura droit à sa rentrée montréalaise la semaine prochaine, 14 mois après la parution de son disque Le Facteur vent.

N’allez pas croire que Léon n’a rien fait durant cette période. Au contraire. C’est simplement que ses actions – comme ses poussées créatrices – doivent être motivées par un désir qui touche l’absolu.

«Quand je compose des chansons pour un disque, c’est pas pour devenir une vedette, c’est parce que j’ai quelque chose à dire, quelque chose à partager. J’applique la même chose sur scène.»

Le partage, c’est un concept que Léon applique à plusieurs niveaux. L’an dernier, il a composé pour des films, pour le théâtre et il a voyagé durant des mois, lui qui est un passionné des périples lointains.

«J’ai composé pour le théâtre et pour des documentaires de l’ONF. C’est quelque chose que je fais depuis des années. J’ai aussi participé à l’album en hommage à Gaston Miron, un projet que j’ai adoré. Et j’ai voyagé… Plus de deux mois en Thaïlande. Bref, j’ai pris le temps de vivre et d’aimer le monde.»

OPTIMISTE CONTAGIEUX

Autant vous l’avouer tout de suite, une conversation avec Martin Léon est une cure de désintoxication de morosité ambiante. Ce type adore ce qu’il fait et il estime que c’est un privilège de le faire.

«La vie, j’ai choisi de l’aimer, même si elle nous donne parfois le goût de l’haïr. Si tu te plains tout le temps, à quoi bon? Dans le fond, si mon voisin est heureux, je suis plus heureux moi aussi. Quand tout le monde se préoccupe de savoir qui tient le râteau, personne ne s’occupe du jardin.»

L’auteur-compositeur et interprète adore également donner aux gens.

Et pour cette rentrée au National, les 23 et 24 janvier, il va en donner plus, avec cinq musiciens à ses côtés, dans une mouture épurée.

«Contrairement au spectacle de Kiki BBQ qui avait droit à des projections et de la vidéo, cette fois, ça va être organique. Tu sais, je me suis demandé: Est-ce que je veux faire un spectacle qui repose seulement sur les chansons du Facteur vent? Certaines chansons, je n’avais même pas l’intention de les jouer sur scène. Bref, ça va être autant celles de ce disque que celles du précédent.

Je vais faire sur scène les chansons que je préfère depuis dix ans.» Et ce ne sont pas les projets qui manquent à court terme.

«Il y aura d’autres spectacles cette année, d’autres musiques de film et j’ai l’intention d’ouvrir un studio d’enregistrement à la fin de l’été. Un petit studio qui servira au départ d’atelier personnel, mais un local qui servira aussi à d’autres. Je réalise mes projets et j’ai le goût d’écrire pour les autres et de réaliser pour eux.»

Martin Léon présentera les chansons des albums Kiki BBQ et Le Facteur vent les 23 et 24 janvier au National.

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