LAMBERT ET CALLIARILe Club Soda était en feu!Claude Giguère Le Journal de Montréal 30-12-2008 | 12h07
Yves Lambert et son Bébert Orchestra se sont joints à Marco Calliari pour offrir un spectacle original lors duquel le folklore d'ici s'est marié à celui de l'Italie. Festives à souhait, les chansons de tarentelle italienne entrecoupaient naturellement les reels et les rigodons, si bien que l'on se demande pourquoi cette collaboration ne s'est pas réalisée avant. Impossible pour les spectateurs de se retenir de taper du pied, des mains ou de danser. Lambert et Calliari avaient dit qu'ils offriraient une soirée accommodante sur le mode festif pour brasser notre patrimoine et ils ont tenu promesse. Après quelques chansons seulement, les allées du Club Soda étaient remplies de spectateurs, québécois de souche ou d'origine italienne, qui dansaient, valsaient et sautaient sur les succès des deux artistes et des nombreux musiciens qui les accompagnaient. Avec La Cuisinière, la chanson la plus festive du monde selon Yves Lambert, le party était lancé dans la salle et pratiquement tous les spectateurs avaient quitté leur place pour danser. Le ton était donné pour le reste de la soirée. Caribou et grappa!Tout au long de leur spectacle, Lambert et Calliari ont osé sortir de leur zone de confort, le premier interprétant avec succès des pièces du deuxième et vice-versa. Calliari a d'ailleurs dit de Lambert, qui a fait la pluie et le beau temps pendant des années à la barre de La Bottine Souriante, qu'il est le Pavarotti du folklore québécois quand il a chanté avec brio O sole mio. Au total, les deux artistes auront présenté près d'une vingtaine de pièces également réparties entre leurs répertoires respectifs. Les Ma patria mia, Bella Luna, Angelo, L'Americano, Che la vita, Bella ciao ou Cosa nostra III de Calliari semblaient naturellement faites pour accompagner La Poule, Ti get up Charlie, La Déroutée ou La Fille du vigneron de Lambert et de son orchestre. Calliari, qui a conquis le grand public avec ses deux albums de chansons italiennes, n'a pas à prouver son affection pour la musique québécoise comme le démontre sa participation à des albums hommage à Serge Fiori ou à Félix Leclerc. D'autre part, les fans de sa tarentelle ne savent peut-être pas qu'il a mené de main de maître un des groupes phares de la scène métal québécoise, Anonymus, entre 1989 et 2006, à titre de guitariste et de chanteur. C'est d'ailleurs le percussionniste de cette formation métal, Carlos Araya, qui se retrouvait derrière la batterie dimanche et hier au Club Soda! Ceux qui ont manqué ce spectacle événement peuvent se reprendre au Grand Théâtre de Québec ce soir alors que la joyeuse équipe Lambert-Calliari montera de nouveau sur scène. Sinon, on ne peut que souhaiter qu'ils récidivent l'an prochain. |