LES CHARBONNIERS DE L'ENFERTrois petits feux et puis s’en vontPhilippe Meilleur Le Journal de Montréal 20-12-2008 | 04h00
C’est toute une année qui se conclut ces jours-ci pour les cinq amoureux de la musique traditionnelle formant Les Charbonniers de l’enfer. Après avoir présenté plus d’une centaine de fois le spectacle tiré de l’album À la grâce de Dieu, le groupe s’est lancé dans La Traverse miraculeuse, une coproduction avec l’ensemble La Nef saluée par la critique.
Et tout cela quelques mois seulement après cette Sacrée Rencontre qui a brièvement uni le quintette à Gilles Vigneault en 2007. Oui, ils filent à toute vapeur. Afin de prendre le recul nécessaire à la création d’un nouveau disque, les Charbonniers ont décidé qu’ils se feraient oublier des Québécois en 2009. Pas de spectacle, pas de disque, pas d’apparition dans les festivals: le seul endroit où ils pourraient éventuellement se réunir est l’Europe, où des discussions sont en cours concernant quelques dates. «Cette pause sera une façon pour nous de faire durer le plaisir que l’on a tous au sein du groupe, explique l’un des membres, André Marchand. C’est un gage de longévité pour nous.» Chaque membre des Charbonniers profitera de l’intermède pour se consacrer à un projet personnel. Puis, quelque part à l’automne prochain, un nouveau disque sera enregistré. Une tournée devrait suivre à l’hiver 2011. «Nous avons déjà commencé à dégager quelques idées de concept pour le prochain disque parce que nous sommes très exigeants envers nous-mêmes», décrit André Marchand.
AU SOMMET DE LEUR ARTQuestion de faire une dernière belle impression avant la sabbatique, les Charbonniers donneront une ultime série de trois concerts à La Tulipe, les 26, 28 et 29 décembre. Un artiste invité différent les accompagnera chaque soir sur scène, soit Vincent Peake, Pierre Flynn et Karen Young. «Ce sont tous des gens avec qui nous avons développé des amitiés au fil de notre carrière, explique André Marchand. Nous travaillerons avec eux sur scène pour la première fois, par contre.» Les trois soirées s’annoncent bien entendu festives, même si l’adjectif prend une signification toute particulière avec les Charbonniers. «Il y a des éléments qui brassent un peu plus, c’est certain, dit André Marchand. Mais on ne fait pas un party du temps des fêtes. Nous sommes là pour donner un récital de chansons d’abord. «Cela dit, nous avons rajouté quelques passages plus festifs au spectacle. Même après une centaine de représentations, nous avons un réel plaisir à le faire, et ça paraît. Je pense que nous n’avons jamais été aussi au sommet de notre art qu’en ce moment!» La suite dans deux ans, donc.
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