UMANYÀ la recherche d'une vitesse de croisièreMarc-André Boivin 15-12-2008 | 17h57
Il faut dire que le groupe n'avait pas encore terminé l'enregistrement d'une première chanson que déjà, certaines radios de Montréal donnaient une semaine au groupe pour compléter ce premier extrait, histoire de pouvoir l'intégrer à leur rotation. «Nous avons fait les maquettes chez moi, dans ma chambre. C'est moi qui ai réalisé le disque et nous n'avions qu'une version embryonnaire de la chanson. Elle a été complétée en une semaine. Nous avons dû accélérer le processus et faire appel à tous nos amis ou presque pour enregistrer les différents instruments. Disons que je me suis tapé de longues nuits sans dormir. Le pire c'est qu'une fois en studio, 75% des maquettes réalisées ont toutes été changées», raconte le guitariste Francis Duchesne. «Le temps a vraiment été une contrainte, mais nous sommes tout de même très fiers du résultat. Disons que nous allons prendre davantage notre temps pour les prochains disques», promet le chanteur Paul Sareault qui a fondé le groupe après un séjour au Vénézuéla qui l'a profondément marqué. Message Malgré la rapidité d'exécution pour le premier album, Paul Sareault souligne que la formation voulait faire les choses simplement, mais pas inutilement. «Quand je suis revenu du Vénézuéla, je ne voulais pas faire de la musique uniquement pour faire de la musique. Tant qu'à en faire, aussi bien de mettre un message là-dedans. Et ça touche vraiment les gens, peut-être parce que les textes sont déprimants un peu», ajoute Sareault. «Je ne dirais pas que c'est déprimant, je crois plutôt que ça touche les gens parce que ça crée un malaise d'avoir la réalité en pleine face», confie la violoncelliste et chanteuse Myëlle. Selon les musiciens, les gens peuvent mettre leurs propres images sur les textes en écoutant le disque. «Ça va plus loin que les mots. Je parle beaucoup d'amour, mais d'une manière très fraternelle. On peut le faire sans tomber dans l'eau de rose, comme le fait si bien Francis Cabrel, par exemple», poursuit Sareault. «Moi, je suis tanné des stéréotypes. Quelquefois, le message a tellement été dit souvent, qu'il devient stéréotypé. Il ne doit tout de même pas y avoir de censure. J'ai fait des solos sur le disque inspiré par les années 80 et ça fonctionne en spectacle. Les gens en redemandent. C'est la même chose pour le propos. Nous parlons d'amour, de partage et je ne pense pas que ce soit quétaine de la façon dont nous le faisons», mentionne Duchesne qui n'hésite pas une seconde pour dire que le disque a complètement changé sa vie. Les prochains mois seront consacrés à la scène pour Umany. Il ne faudrait pas s'étonner de voir le groupe un peu partout en province et dans les différents festivals au cours de l'été 2009. La France n'est pas non plus exclue des plans.
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