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Centre Bell - The Wall à Montréal
© Le Journal de Montréal
La troupe de Australian Pink Floyd se pointe au Centre Bell demain. Au menu: The Wall, dans son intégralité, et des classiques d’autres albums du groupe anglais.

CENTRE BELL

The Wall à Montréal

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
15-12-2008 | 10h48
Il y a 30 ans, un band de reprises était assujetti à son bar local. Aujourd'hui, certains groupes qui reproduisent la musique de leurs favoris le font avec des productions imposantes comme celle du groupe Australian Pink Floyd.

Les «Aussies» seront justement à Montréal demain, quand le Centre Bell accueillera leur version de The Wall, de Pink Floyd.

Un peu comme Roger Watters l'a fait naguère en se pointant à Montréal pour jouer d'un bout à l'autre l'intégrale de Dark Side of the Moon, cette fois, c'est l'intégralité des compositions de The Wall qui sera à l'honneur avec le band australien.

«Au cours des ans, nous avons offert en totalité l'intégralité des albums Dark Side of the Moon, Wish You Were Here et Animals», note Damian Darlington, qui fait partie de l'ensemble depuis 1994.

«Nous n'avons toutefois jamais offert The Wall d'un bout à l'autre, seulement les principales chansons lors de spectacles. Sur ce plan, je dirais que c'est notre projet le plus ambitieux à ce jour. J'ajouterais aussi qu'on recrée plus la version live de The Wall que sa contrepartie studio.»

Vingt ans

The Australian Pink Floyd a été formé à Adélaïde en 1988 par Lee Smith, Grant Ross, Trevor Turton, Steve Mac et Jason Sawford, ces deux derniers étant toujours actifs au sein du band.

Darlington admet que The Wall demande une préparation plus intense au groupe que d'autres grands disques de Pink Floyd.

"Il y a pas mal plus de détails auxquels tenir compte dans la reproduction sonore des chansons. Ce disque est plus rock et plus sombre, avec des couches multiples."

Ce n'est pas d'hier que des grands groupes génèrent des tas de clones leur rendant hommage, mais certains d'entre eux ont fait des carrières en soi, que l'on pense simplement aux Québécois de Musical Box (Genesis). Si certains de ces groupes ont longtemps été snobés par un public qui préférait aller voir le vrai band, la situation a changé.

Pour la musique

Ça fait longtemps qu'il faut aller voir des bands de covers si tu veux entendre la musique des Doors, mais des retrouvailles de Genesis avec Peter Gabriel, cela demeure encore une utopie. Led Zeppelin ne se sera finalement reformé que pour un soir en 2007, tout comme Pink Floyd l'a fait avec Watters et David Gilmour, pour le Live Aid de 2005.

"La musique de ces groupes est l'équivalent de la musique classique dans le monde du rock. Elle est immortelle et les gens veulent l'entendre. C'est pour ça qu'il y a à nos spectacles autant de gens âgés de 60 ans qui ont vu ces groupes dans leur jeunesse que des adolescents qui n'ont jamais eu la chance de les entendre."

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