FRANZ FERDINANDNouvelles chansons testées sur scènePhilippe Rezzonico Le Journal de Montréal 04-12-2008 | 11h24
Hier, la bande d'Alex Kapranos offrait aux médias et aux fans montréalais l'occasion de découvrir d'une façon ou d'une autre les nouvelles compositions à venir de l'album Tonight: Franz Ferdinand, troisième disque du band, qui sera mis en marché le 27 janvier. Pour les médias, c'était une séance d'écoute en après-midi dans un hôtel huppé du centre-ville, avec entrevue avec les membres du groupe en prime. Pour les fans, c'était un spectacle intimiste à La Tulipe en soirée, où FF a offert des nouveaux titres en exclusivité deux mois avant la parution de l'album. Enthousiasme évident«C'est une façon intéressante de présenter le nouveau matériel, estime Kapranos. Pour nous, il y a un enthousiasme évident à offrir les nouvelles chansons. On a fait des performances du genre en Europe et on a vu des spectateurs réagir avec autant d'enthousiasme à la nouvelle What She Came for que pour Take Me Out.» Dans le fond, Kapranos, Nick McCarthy, Paul Thompson et Robert Hardy appliquent dans cette approche promotionnelle la même logique qui a mené à la création du disque. Avec une quantité considérable de chansons en main durant la production, les Écossais ont décidé de les tester devant public. Option Internet«Dans le fond, il faut être brutal... Non. Il faut être honnête avec toi-même, pour-suit Kapranos. Il n'y a personne qui va être plus honnête qu'un public pour lequel tu joues une chanson pour la première fois. «Tu ne peux feindre quelque chose d'aussi physique que ça, renchérit le batteur Paul Thompson. Tu reçois ça là, sur scène, en pleine figure.» «Chez nous, on a offert des petits showcases face à 60 personnes, note Kapranos. En studio, tu fais des choses qui te plaisent au plus haut point, mais des fois, devant public, ça ne marche pas. Parfois, c'est l'inverse. Tu joues quelque chose et tu te dis: Wow! Ça fonctionne mieux que je ne le pensais. Tu apprends du public.» Évolution sonoreContrairement à ce que fait Radiohead et Coldplay depuis deux ans, Franz Ferdinand n'a pas retenu l'option Internet, sauf pour le premier extrait, Ulysses, qui démontre une évolution sonore réelle doublée d'une quête plus aventureuse. «Tout le monde a son opinion là-dessus, mais je trouve qu'il y a une forme de gimmick là-dedans, soutient Kapranos. À un moment donné, ce qui retient l'attention, c'est le mode de diffusion. Ainsi, en dévoilant les chansons au compte-gouttes, toute l'attention demeure sur la musique.» |