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Avec Pas d’Casque - Explorer son carré de sable
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AVEC PAS D’CASQUE

Explorer son carré de sable

Philippe Renault
08-11-2008 | 15h00

Avec Pas d’Casque ne fait pas dans les flafla et les grands fignolages sonores.

Que du country folk à l’état pur, enveloppé de textes forts et imagés, définit le trio de retour avec un second album, Dans la nature jusqu’au cou.

On peut ainsi affirmer sans se tromper que ce disque s’inscrit directement dans la continuité de son prédécesseur, Trois chaudières de sang.

Ce ne sont certainement pas ses participations à certains festivals prestigieux, dont les FrancoFolies et le Festival de musique émergente en Abitibi- Témiscamingue, ainsi que ses deux nominations à l’ADISQ en 2006 qui allaient changer l’approche artisanale du trio.

«Nous faisons tous autre chose dans la vie, ce qui fait en sorte que notre attention n’est pas portée que sur la musique. Certains artistes peuvent ressentir la pression de devoir évoluer. Mais nous, nous n’essayons que de polir notre musique. Nous abordons un disque comme une longue chanson à peaufiner», mentionne le chanteur et guitariste, Stéphane Lafleur, aussi connu pour avoir réalisé le long métrage Continental, un film sans fusil.

La formation, qui compte également dans ses rangs Nicolas Moussette et Joël Vaudreuil, n’aspire donc surtout pas à offrir une grande production léchée.

«Nous faisons tout à la maison. Parfois, on enregistre des tounes qui ne sont pas finies. Certaines d’entre elles sont refaites. C’est une façon de travailler qui nous plaît bien. Et bêtement, je dirais que nous avons quand même des limites techniques en tant que musiciens. Nous ne sommes pas Karkwa! Nous avons notre carré de sable et notre but est de l’occuper le plus possible», lance-t- il.

Normal alors qu’il ait été le premier étonné de voir son nom en nomination au gala de l’ADISQ en 2006 dans la catégorie prise de son et mixage de l’année!

ÉVOLUTION

Malgré tout, Avec Pas d’Casque est capable d’évolution. L’instrumentation du nouveau disque est plus variée, en partie grâce à la présence d’un troisième membre, Nicolas Moussette, sans compter que le groupe sort de sa noirceur mélodique avec la plus lumineuse L’amour passe à travers le linge.

«Francis Mineau, de Malajube, était venu nous voir en show. Il a dit qu’il trouvait ça bon, mais que c’était déprimant. Pour répondre à ça, j’ai écrit cette chanson», raconte Lafleur.

COUP DE COEUR

Le trio, qu’on a déjà pu voir sur la même scène que Tricot Machine, se prépare maintenant à présenter son nouveau répertoire au public.

Il sera en action ce soir, lors du Coup de coeur francophone, en compagnie de Band de Garage. Les présences scéniques se sont d’ailleurs faites rares après la sortie du premier disque. Une situation qui ne se reproduira pas.

«La différence est qu’un mois après la sortie de l’autre disque, j’ai reçu les sous pour faire Continental, un film sans fusil. J’ai donc commencé la préprod et nous avons moins joué. Mais cette fois, nous avons le champ libre!» s’exclame-t-il.

  • Avec Pas d’Casque, avec Band de Garage, au Cabaret du Musée Juste Pour Rire ce soir, 20h30.

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