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Kaïn - Un gros party pour clore la tournée
© Photo Martin Bouffard - Le Journal de Montréal
Kaïn invitera plusieurs invités-surprises à célébrer son troisième spectacle au Métropolis samedi prochain.

KAÏN

Un gros party pour clore la tournée

Philippe Meilleur
15-11-2008 | 16h00
Quatre saisons après avoir lancé leur troisième album, les gars de Kaïn s’assoient deux minutes avec nous pour nous présenter le spectacle unique qu’ils donneront au Métropolis samedi prochain.

Steve, Patrick, Éric et Yanick ne sont visiblement pas des lève-tôt. Les yeux un peu bouffis, la démarche nonchalante, un sourire tout innocent plaqué sur le visage… on les imagine davantage en robe de chambre qu’attablés dans un restaurant de l’avenue Mont-Royal, où on les retrouve. Depuis les premières lueurs du jour, toutefois, ils enchaînent les entrevues pour promouvoir le gros spectacle «spécial» qu’ils donneront samedi prochain au Métropolis.

«Nous aurons beaucoup d’invités-surprises, décrit le chanteur Steve Veilleux en sirotant son eau minérale. Ils viendront sur scène pour chanter du Kaïn avec nous ou faire leurs propres compositions. Nous voulions une soirée très spéciale pour célébrer l’achèvement de notre tournée Les saisons s’tassent. On va se payer la traite!»

Ce sera la troisième fois déjà que Kaïn foulera les planches de la grande salle de la rue Sainte-Catherine.

«On ne s’habitue pas, dit le guitariste Patrick Lemieux. Chaque fois qu’on se retrouve dans les loges, on sent quelque chose de spécial.»

«Ne serait-ce que par sa dimension et la proximité qu’il donne au public, le Métropolis est la salle parfaite pour un groupe comme le nôtre», ajoute Steve Veilleux.

LA ROUTE EST LONGUE…

Impossible de soutirer aux gars la moindre information sur la liste des mystérieux invités qui les accompagneront ce soir-là. «Ce serait comme déballer un cadeau de Noël avant le temps», rigole Patrick Lemieux.

«Mais ce sera des gens qui ont croisé notre route au cours des dernières années», précise quand même Éric Maheu, bassiste.

L’indice est plutôt vague si on considère le long chemin parcouru par le quatuor au fil des dernières années.

Constamment sur la route depuis le succès de Nulle part ailleurs il y a trois ans, Kaïn a donné une centaine de spectacles au cours des douze derniers mois seulement.

«Nous n’allons jamais nous en plaindre, même si c’est très difficile à gérer, explique Steve Veilleux. À nos débuts, nous étions de véritables poules sans tête. Il a fallu s’asseoir un beau jour et établir certaines règles pour éviter de déraper. C’était une vie nouvelle pour nous, quelque chose que nous n’avions jamais connu avant.»

Quel genre d’inconduite a alors guetté les musiciens? Un flou artistique s’impose encore.

«N’importe quel groupe de gars qui se ramasse sur la route risque de faire des erreurs, dit sobrement Patrick Lemieux. Mais nous avons appris à contrôler les éléments par respect pour le public.»

À cet instant, les gars s’esclaffent en se remémorant les paroles d’un organisateur de festival qui leur a déjà dit qu’ils étaient, et de loin, le groupe qui faisait vendre le plus de bière dans ses kiosques.

«Ça a l’air que Kaïn donne soif, pouffe Éric Maheu. On fait de la musique positive et festive, d’accord, mais ça peut parfois être difficile de garder le contrôle dans ce contexte. «Nous avons donc établi un seul règlement: être là à 100% pendant les deux heures que dure le spectacle, poursuit Éric Maheu. Nous avons trouvé cet équilibre et ainsi, nous sommes toujours fiers de ce qu’on fait.»

  • Kaïn au Métropolis le 15 novembre à 20h30.

Cap sur la France

Dans moins d’un an, Kaïn ajoutera son nom à la longue liste des artistes québécois ayant traversé l’Atlantique pour faire découvrir leur art en France.

Heureux gagnants d’une bourse de 40 000 $ remise par la radio satellite XM, les gars en sont à fignoler les derniers détails de cette première aventure française.

«Nous y allons surtout pour tripper entre nous autres, avance Steve Veilleux. Nos disques ne sont pas distribués là-bas, alors on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre.»

Quelques amateurs européens ont tout de même déjà commencé à faire leur apparition parmi les fans québécois, selon les gars. «Sur Internet et après nos spectacles, beaucoup de Français et de Belges nous ont dit qu’ils aimaient notre musique», explique le chanteur.

PAS POUR TOUJOURS

Malgré l’appel alléchant de l’Hexagone, les quatre musiciens jurent que leurs amateurs québécois n’ont pas à s’inquiéter de les perdre de vue.

«Nous y allons pour nous saucer la tête ailleurs, simplement, dit Patrick Lemieux. C’est sans prétention ni illusion. Nous ferons quelques dates seulement, pour tâter le pouls un peu.»

Ceux qui suivent la formation depuis un certain temps pourraient d’ailleurs confirmer que ses quatre membres ne sont pas du genre à faire les choses à contrecoeur. Ils vont là où ça leur plaît, autant artistiquement que géographiquement.

«C’est le même principe de vie qui nous fait dire que nous ne ferons jamais un album simplement parce qu’un contrat nous y contraint, dit Patrick Lemieux. Nous sortons un nouveau disque quand nous avons les tounes pour le faire, comme nous allons en France pour nous amuser.»

«Anyway, je ne pense pas qu’on puisse développer un accent français en seulement deux semaines, blague Éric Maheu. On va quand même faire quelques mots croisés avant de partir, question d’avoir un langage correct en arrivant là-bas… (rires).»

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