YVES DESROSIERS EN SPECTACLEIntime et indocileMarc-André Boivin 04-11-2008 | 13h17
«On entend pas beaucoup parler de moi c’est vrai, mais n’en demeure pas moins que je fais mon métier. J’ai dû faire une quinzaine de spectacles depuis la sortie du disque, ça peut paraître peu, mais moi, ça me va», lance d’entrée de jeu le principal intéressé. Comme on dit, vaut mieux s’attaquer à de plus petites salles remplies qu’à de grandes salles vides. «Ça ne me gêne pas d’avoir un public de 80 à 100 personnes. Si celles-ci sont bien présentes, je suis super content. C’est sûr qu’on cherche un certain succès parce que faire de la musique tout seul et ne pas être entendu, c’est un peu plate, mais le gros succès ne m’intéresse pas vraiment, j’ai déjà donné dans le passé, je préfère toucher un petit public», affirme le musicien de 46 ans qui a pleinement vécu la belle époque de Jean Leloup et qui était derrière le succès du premier disque de Lhasa de Sala, La Llorona, qui s’était écoulé à plus de 400 000 exemplaires en France et au Canada. Ce sont d’ailleurs l’accordéoniste Didier Dumoutier et le bassiste Fred Boutin, deux musiciens rencontrés alors que Desrosiers concentrait ses efforts au succès de la chanteuse américano-mexicaine, qui l’accompagneront sur scène. «Ce sont de vieux pots. On se connaît vraiment bien alors il n’y a rien de compliqué lorsque nous jouons ensemble», ajoute-t-il. Ce dernier confie que cette formation réduite lui permet de placoter davantage avec le public, lui qui a récemment testé la marchandise en s’attaquant aux Maisons de la culture. «C’est un réseau que je redoutais au départ parce que ce sont des billets distribués gratuitement, mais j’ai été agréablement surpris par leurs réactions. Il y a parmi eux des retraités, des amis de la culture, des gens qui ne constituent pas nécessairement mon public, mais finalement j’ai eu bien du plaisir», admet Desrosiers. C’est un mélange de ses deux disques, Volodia et Chansons indociles que le chanteur propose en spectacle. «Le mix des deux est intéressant et apporte un bel équilibre. Car si Chansons indociles est plus planant, Volodia, de son côté, est davantage une performance d’interprétation. Il est plus expressif et fait davantage lever les spectateurs. Pour les pièces du deuxième disque, les gens peuvent s’assoir, fermer les yeux et écouter», souligne-t-il. |