FÊTES AU CAPITOLENeuf soirées avec les Karma KameleonsMarc-André Boivin 16-10-2008 | 21h38
Les gens de Québec sont conviés à un Noël pour le moins nostalgique au Capitole. C’est qu’après l’annonce de la série de concerts Keep On Rockin’ de Sylvain Cossette, consacrés aux années 70, voilà que ce sont les Karma Kameleons qui se chargeront de réchauffer la salle juste à côté, le Cabaret, durant le temps des Fêtes avec leur Super Show, qui sera présenté à neuf reprises entre le 26 novembre et le 31 décembre prochain. Les Karma Kameleons constituent un véritable phénomène. Partout où ils passent, les salles sont pleines à craquer de gens qui ont grandi au son de la musique des années 80. Et c’est tout un party que les musiciens du groupe préparent, histoire de souligner cette période toute spéciale. «Nous interpréterons une centaine de chansons durant tout le spectacle, car nous ne faisons que des medleys. Nous touchons à toutes les facettes des années 80, que ce soit Bon Jovi, Culture Club, Madonna en passant par Rick Astley et même les New Kids On The Block. Ce qui ne nous empêche pas de faire aussi du AC/DC, du Def Leppard ou du Van Halen. Les gens sont fascinés par le rythme et la vitesse du spectacle», souligne Gordon Graham, le chanteur du groupe. Non, ce n’est pas son vrai nom, vous l’aurez compris. Mais les membres de la formation jouent le jeu du début à la fin. Il faut voir les perruques que ceux-ci ont revêtues pour l’entrevue. Quand on parle d’un vrai retour dans les années 80, le groupe ne fait pas les choses à moitié. Graham était d’ailleurs accompagné, pour l’occasion, de deux danseuses et de la chanteuse Kate Much. Certains diront qu’il s’agit d’un groupe qui ne fait que des covers, mais le chanteur n’est pas de cet avis. «Je dirais que c’est au-delà du band de covers. Il y a un concept derrière tout ça, concept qui relève davantage de la revue musicale. Nous avons une mise en scène, des chorégraphies et le côté visuel est aussi intéressant parce que nous avons beaucoup de multimédia», ajoute Graham qui est littéralement plongé dans son personnage. «Les gens qui viennent nous voir ont vraiment droit à un show des années 80 avec ce que tout cela comporte. Je suis une vraie rock star, comme Jon Bon Jovi. Je sens le sexe», lance-t-il en riant et en soulignant que les gens recherchent cette nostalgie lors de leurs prestations. Le groupe ne se permet d’ailleurs pas beaucoup de latitude au niveau des chansons, préférant donner aux spectateurs ce qu’ils sont venus chercher. «Lorsque ce sont des chansons plus pop, nous gardons le côté pop. De toute façon, ce sont nos chansons. C’est nous qui les avons écrites», affirme de son côté Kate Much qui affiche un large sourire. «Nous sommes là pour faire plaisir au monde, alors nous reprenons les moments forts des chansons pour retrouver l’essence même de celles-ci. Les fans jouent vraiment le jeu eux aussi. Plusieurs femmes jouent la groupie pendant que moi je fais mon sex-symbol sur la scène», renchérit Gordon Graham. Quand on dit que les Karma sont un véritable phénomène, on ne ment pas. C’est en fait 17 soirées qui sont prévues à leur horaire au Capitole de Québec, mais déjà huit d’entre elles ont été achetées par des compagnies de Québec pour les fameux partys de Noël. Et la vente de billets pour les neuf autres soirées va bon train. |