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Place des arts - Daniel Lavoie, un homme de choeur!
© LE JOURNAL – PASCAL RATTHÉ
Daniel Lavoie a démontré une grande générosité en n’hésitant pas à s’effacer à certains moments pour laisser toute la place au choeur.

PLACE DES ARTS

Daniel Lavoie, un homme de choeur!

Philippe Renault
Le Journal de Montréal
13-10-2008 | 16h33

Daniel Lavoie était entouré d'un impressionnant total de 300 choristes, hier soir à la salle Wilfrid- Pelletier, pour présenter Le Choeur et Lavoie. Un imposant rendez-vous musical.

Après Jean-Pierre Ferland, Gilles Vigneault, Jean Ferrat, Claude Dubois et Paul Piché, c'est au tour de Daniel Lavoie de tenter cette expérience élaborée dans le cadre de la Semaine internationale de la chanson, qui avait lieu en août dernier.

Les quelque 300 choristes provenant des quatre coins du Québec et même du Manitoba ont tout d'abord fait leur entrée sous les yeux des spectateurs. Une longue mais impressionnante entrée en scène qui permettait de constater à quel point on avait droit à une présence vocale considérable.

Dès leurs premières notes à l'unisson, l'impression de grandeur et de richesse a envahi la salle.

Un par un

Lavoie s'est ensuite installé derrière son piano blanc pour lancer son succès Tension attention. Cette chanson aux accents rock à la base n'avait plus besoin d'instrumentation traditionnelle pour avoir l'impact voulu. Des centaines de voix, c'est suffisant!

«Bonsoir et bienvenue. Je vais maintenant vous les présenter un par un!» a lancé à la blague le chanteur quelques secondes plus tard, avant d'entamer Sous les cèdres, dont les colossaux arrangements donnaient l'impression d'entendre des chants religieux.

De son côté, Never Get to Sing the Blues revêtait à certains moments un petit accent gospel, tandis que Qui sait? pouvait atteindre des pointes d'intensité insoupçonnables. Quant à La Danse du smatte, elle n'a fait qu'apporter un petit goût de légèreté à l'imposante soirée.

Le choeur d'abord

Ce qui ne fait pas de doute chez Le Choeur et Lavoie, c'est que l'ensemble vocal n'est pas qu'accessoire. Les voix dominent les mélodies de base, tellement qu'elles donnent une toute nouvelle saveur à l'oeuvre de l'auteur-compositeur interprète.

La majorité du temps, c'était le choeur qui donnait le coup d'envoi aux chansons. Lavoie n'a même pas eu à prononcer une seule parole lors de l'interprétation de son appréciée Jours de plaine, se contentant d'appuyer la chanson par son jeu au piano.

C'est vous dire à quel point il désirait exploiter au maximum l'imposant ensemble qu'il avait sous la main.

Du même coup, c'est comme s'il se contentait d'un rôle de simple accompagnateur. Il faut une grande générosité pour parvenir à laisser parler sa musique et son choeur au détriment de sa présence personnelle. Un véritable homme de choeur !

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