FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈREDeux opéras signés François Girard en ouvertureCaroline Ethier 07-10-2008 | 22h21
Produites par l’Opéra de Lyon et présentées dans le même programme, ces deux œuvres de Kurt Weill et Bertolt Brecht réuniront 45 musiciens, 16 danseurs et 10 comédiens, dont Yves Jacques qui campera le rôle du récitant et Charles Workman, celui de Lindberg. Une première à MontréalLe scénariste et réalisateur François Girard, révélé au monde par les films Le Violon rouge (1998), Soie (2007) et Trente-deux films brefs sur Glenn Gould (1993), n’en est pas à ses premières expériences avec l’opéra. «François Girard a signé de nombreux opéras dans le monde sans jamais les présenter à Montréal. Ce sera l’occasion pour les Montréalais de découvrir tout son travail et son grand talent», affirme Michel Labrecque, président-directeur général du Festival. «Je voulais faire Les Sept péchés capitaux depuis très longtemps. J’avais fait différents projets autour de ce thème-là, dont une installation au Musée d’art contemporain inspirée par cette pièce de Weill et Brecht. À mon avis, cette pièce est le plat de résistance de l’œuvre de Kurt Weill, raconte François Girard. Dès le départ, j’étais intéressé par Le vol de Lindberg, présentée en première partie, qui est une œuvre obscure crée en 1929 pour la radio et dont il existe très peu d’enregistrements. Nous l’avons présentée à Lyon, Wellington et Édimbourg, puis maintenant à Montréal et je m’en réjouis.» Pour réaliser son œuvre, François Girard a dû convaincre la chorégraphe Marie Chouinard, qui, pour la première fois, travaille dans une production déjà écrite et mise en scène. «Cela a donné une œuvre qui n’est ni la mienne, ni la sienne, mais la nôtre», affirme François Girard. «Je n’avais jamais été incluse dans le travail de quelqu’un d’autre à ce jour. Mais François est un être extraordinaire, alors j’ai accepté, mais ensuite je me suis tordu les boyaux et rongé les doigts, car quand je crée, je pars de rien tandis que là, la pièce était déjà écrite. Il a fallu que je m’intègre. Ça n’a pas été facile, mais j’ai beaucoup appris», confie Marie Chouinard. Le hip-hop à l’opéraPlutôt que de collaborer avec les danseurs du ballet de l’Opéra de Lyon, Marie Chouinard a préféré travailler avec ceux de la rue: «J’ai préféré travailler avec des danseurs de la rue, des danseurs hip-hop, ce qui ajoute un côté sincère, fragile, honnête et généreux que j’aime beaucoup. Ça fait deux ans que je les ai vus, j’ai tellement hâte de les revoir!», confie la chorégraphe qui présentait en 2004 Body Remix au même festival. «À Lyon, nous avons reçu un accueil extraordinaire. Et puis c’est vraiment magnifique ce que François fait», ajoute Mme Chouinard. Le vol de Lindberg et Les Sept péchés capitaux seront présentés du 18 au 21 février 2009 au Théâtre Maisonneuve de la PDA, dans le cadre du Festival Montréal en lumière, lequel se tiendra du 19 février au 1er mars 2009. |