PREMIER ALBUM EN ANGLAISNicola Ciccone lance Story TellerVanessa Guimond 22-09-2008 | 23h04
Composé de dix pièces originales écrites dans la langue de Shakespeare, d’une reprise et de deux compositions interprétées en italien, Story Teller est le premier album non francophone du célèbre conteur d’histoires qui s’est fait connaître du public en 1999 grâce à son disque L’Opéra du mendiant. «Ça fait super longtemps, au moins dix ans, que je travaille à ces chansons-là a confié Nicola Ciccone à la foule rassemblée au Gesù à l’occasion de son lancement. C’est un projet magique et je suis vraiment content de vous le présenter. C’est un projet qui est né autour de l’idée de la chanson Ordinary Man, un projet qui raconte des histoires. Pour moi, les plus belles histoires, les plus extraordinaires, sont souvent racontées par des gens ordinaires, des gens de la vie de tous les jours.» Accompagné de ses quatre musiciens, dont le claviériste Peter Ranallo qui a agi à titre de directeur musical et de réalisateur sur Story Teller, Nicola Cicconne a offert cinq pièces au public, soit Little Girl, Ordinary Man, l’énergique Love Is Like A Rock’N’Roll Song, la berceuse pour adulte Bambolina et la reprise de la chanson Me and Bobby McGee, originalement interprétée et composée par Kris Kristofferson et reprise par quelque 450 interprètes, dont Gordon Lightfoot, Bill Haley, Grateful Dead, Jerry Lee Lewis, Johnny Cash, Dolly Parton, Joan Baez, etc. Mais c’est sans doute la version de Janis Joplin qui fut la plus populaire. Projet peu banal «I was just an ordinary man/ Living my life with an ordinary plan/ Waking up to/ My ordinary dreams/ My ordinary fears/ My ordinary tears.» Extraites de la pièce qui lui a inspiré ce cinquième album, ces paroles ne seront bientôt plus étrangères aux oreilles des fans de Nicola Ciccone puisque Ordinary Man tournera très prochainement sur les ondes radiophoniques québécoises. Vu le succès déjà obtenu par la chanson Little Girl, premier extrait de l’album, le président d’Archambault Musique et de Distribution Select, Pierre Marchand, ne semblait pas inquiet du sort que réserveront les Québécois à Story Teller. «Nous savions que ce prochain disque serait un tournant dans la carrière de Nicola puisqu’il était en anglais et qu’il n’en avait jamais fait auparavant, a déclaré Pierre Marchand lors du lancement. Pour un gars de la Petite Italie, Italien d’origine, qui parlait l’anglais comme deuxième langue et qui a vendu des centaines de milliers de disques en français, sa troisième langue, c’est déjà pas mal.» Même s’il a avoué s’être questionné quant au résultat final du nouveau projet de Nicola Ciccone, Pierre Marchand a cependant assuré ne s’en être jamais inquiété. «Il n’y avait pas de nervosité, mais nous étions curieux. Nicola a tellement un son qui lui est propre en français que nous nous demandions comment ça allait sonner et si ça allait être aussi bon en anglais, a raconté Pierre Marchand. La beauté de ce disque, c’est que plus nous l’écoutions, plus nous étions convaincus que c’était intéressant comme album et que ça pouvait s’adresser à un vaste public, d’abord au Québec, et ensuite peut-être à l’extérieur de la province.» Nicola Ciccone offrira une série de spectacles au Cabaret du Casino de Montréal du 29 octobre au 16 novembre. |